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Ursulines de Cassel

Au cours des années 1792-1794 des milliers de religieux, religieuses furent incarcérés dans des prisons souvent improvisées et surchargées. De temps à autres certains étaient tirés de ces lieux d’internement pour être jugés, le plus souvent de manière très expéditive, et la plupart du temps envoyés directement à la guillotine.
Trente-huit religieuses Ursulines, peut-être plus, ont ainsi gagné le Ciel pour avoir refusé de prêter serment et avoir affirmé leur fidélité au Christ et à l’Eglise.
Toutes n’ont pas laissé une trace dans l’histoire comme les 32 bienheureuses martyres d’Orange ou les 11 bienheureuses Ursulines martyres de Valenciennes.
Toutefois les histoires locales peuvent encore mettre en lumière l’héroïsme de bien des chrétiens religieux ou laïcs qui ont préféré le martyre au reniement de leur foi.
C’est ainsi que nous pouvons ajouter à la liste des bienheureuses d’Orange et de Valenciennes cinq Ursulines de Cassel.

Voici les faits rapportés par A.J.Paris « Histoire de Joseph Lebon.
« Six Récollets de Cassel, Saint-Omer et Lens, deux carmes déchaussés, l’un de Rouen, l’autre de Saint-Omer, trois prêtres et nos cinq Ursulines :
Henriette de Buchy (30 ans, née à Lille), Ursuline à Cassel, et depuis la Révolution, hospitalière à Comines ;
Marie-Augustine-Scholastique Minne (39 ans, née à Cassel), religieuse Ursuline, puis servante à Ypres ;
Anne Vandervick (42 ans, née à Bergues), supérieure des hospitalières de Comines ;
Régina Beck (25 ans, née à Hazebrouck), Ursuline à Cassel, devenue servante à Ypres,
et Barbara Grison (40 ans, née à Hazebrouck), supérieure des Ursulines de Cassel, maîtresse d’école à Ypres,
sont arrêtés à Ypres et constitués prisonniers par « ordre du commandant de cette place pour être conduits à l’accusateur du tribunal criminel révolutionnaire », et écroués aux Baudets, prison d’Arras, le 10 messidor.

La déclaration du jury portait que
« les accusés s’étaient constamment montrés contraires aux lois émanées de la représentation nationale, notamment celle du serment ; ils avaient quitté le sol de la Liberté pour habiter l’air impur des lieus où régnait le despotisme ; suscité par tous les moyens possibles la haine des habitants de la Belgique contre la France et notamment contre nos frères d’armes ; cherché par des libelles atroces et fanatiques, dictés par la rage et la fourberie sacerdotales, à anéantir le bienfait de la Révolution, et impudemment calomnié le Peuple français ; introduit dans la France et fait colporter des brochures afin d’y corrompre et dépraver l’esprit public et de remettre par ce moyen le Peuple français sous le joug des prêtres et des rois ; ils avaient dans leurs prières et invocations fanatiques et superstitieuses, conjuré le secours de leur Dieu contre le Peuple français, qui ne reconnaît plus d’autre divinité que l’Être-Suprême ; ils avaient enfin, lors de leur retraite en Belgique, porté des secours en argent aux ennemis de la France, et dans tous les temps favorisé de tout leur pouvoir les ennemis intérieurs et extérieurs de la République. » -

On conduisit processionnellement à l’échafaud les seize condamnés. Insultés par la populace, ils chantaient l’office des morts

N.B. Le livre « Les Martyrs de la foi pendant la Révolution française » de Mr l’Abbé Aimé Guillon donne une brève biographie de chacune de ces Ursulines.

Voir la pièce jointe.

Ursulines martyres de Cassel

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