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Un nouveau tableau

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Découverte d’un tableau des Ursulines martyres de Valenciennes.

Tout commence par la parution d’un article dans la presse locale avec la photo du tableau de Diogène Maillart représentant les Ursulines en habit religieux au pied de l’échafaud. Un valenciennois Monsieur Mériaux, peintre lui-même, réagit devant cette inexactitude historique. En effet, elles étaient « les mains liées derrière le dos, en jupon et chemise » Il en parle à un ancien galeriste bien connu à Valenciennes qui prend contact avec nous.

Nous rencontrons Monsieur Yves Mériaux qui nous offre le tableau qu’il a réalisé en 1997-1998.

 

Sur ce tableau, on reconnaît bien la place d’Armes de Valenciennes de l’époque, la façade de l’Eglise saint Pierre, les maisons et même l’emplacement de la petite rue par laquelle nos sœurs sont arrivées de la prison.
Derrière les hommes en armes, la foule est omniprésente, compacte.

Curieusement, alors que le ciel est menaçant et les maisons dans l’obscurité, le lieu du supplice est plein de lumière, comme l’église saint Pierre toute proche.
Ce n’est déjà plus l’échafaud mais la porte du ciel.

La scène représente l’exécution du 23 octobre 1794.

Elles sont 6. L’auteur les peint, vêtues de blanc, presqu’en aube, comme pour une « profession de foi ». C’est bien ce qu’elles vont vivre. Mère Clotilde Paillot dont c’est, ce jour-là, le 38ème anniversaire de profession est au pied de l’échafaud. Le bourreau lui arrache la croix qu’elle porte autour du cou. Il va la jeter dans la foule. Récupérée par la famille et transmise de génération en génération, elle est offerte aux Ursulines en 1994. Nous la gardons précieusement.

Que Monsieur Yves Mériaux trouve ici l’expression de notre reconnaissance et de notre prière.

Symboliquement, cet article est mis en ligne ce 23 octobre 2017, en la fête des bienheureuses martyres de Valenciennes par Marie-Christine Joassart, arrière, arrière … petite nièce de Mère Clotilde Paillot.

Un nouveau tableau

Messages

  • Chers amis,
    Ma mère est Martine Paillot, fille de Charles Paillot. Clothilde Paillot était la sœur de l’arrière-grand père (Hippolyte Paillot, alors maire de Valenciennes) de mon arrière-grand père (René Paillot). Hippolyte Paillot s’est exilé avec sa famille en Hollande et en Belgique au moment de la Terreur. Les Ursulines ont aussi quitté la France, mais sont revenues trop tôt (notez que la Terreur était officiellement terminée) et se sont fait arrêter, "juger" puis décapiter. La plus jeune, qu’elles ont déguisée en garçon boulanger, a pu s’échapper. Les autres sont montées sur l’échafaud en chantant, et le roulement des tambours n’a pu réussir à couvrir leur chant.
    Une exposition sur l’invention du processus de photographie en couleurs Lipmann à laquelle a grandement collaboré le Professeur de Physique et Chimie René Paillot aura lieu à l’Université de Lille l’année prochaine. L’histoire de la famille y sera certainement mentionnée.
    Au nom de tous les descendants Paillot, je vous suis reconnaissante de conserver vivante la mémoire du martyre de Sainte Clothilde et de ses soeurs. Je me tiens prête à vous assister dans tout ce qui pourra contribuer à alimenter et à honorer leur mémoire. Je suis joignable à l’adresse courriel sus mentionnée. Mon numéro de portable est le 474-429360.
    Je m’unis à vous dans la prière.
    Bien cordialement,
    Isabelle Balot

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