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Souvenir

Le souvenir vivace des ursulines martyres décapitées en 1794.
La Voix du Nord, Valenciennes, 21 avril 2021
Par Véronique Bertin ; photos Thierry Tonnaux
Maison des ursulines

En 2019, les ursulines de Saint-Saulve ont célébré le 225e anniversaire de leurs sœurs valenciennoises par une exposition et une conférence. Leur mémoire ressurgit aujourd’hui avec la rénovation en cours d’un reliquaire qui contiendrait leurs restes.

VALENCIENNES Sœur Annie, née ça ne s’invente pas un 25 décembre, est ursuline depuis 1977, et vit en congrégation à Saint-Saulve depuis six ans. Celle qui est aussi professeur de philosophie n’est pas historienne mais elle s’est prise de passion pour l’histoire de ses sœurs martyres de Valenciennes : « Je me suis questionnée sur cette énigme de femmes qui s’en vont à la mort en chantant. » En tentant d’y répondre, elle a découvert des « femmes dont la mort nous parle de leur vie »

Condamnées pour s’être exilées

Les 17 et 23 octobre 1794, onze ursulines ont été guillotinées sur la place d’Armes de Valenciennes. Ce qu’on leur reproche ? En septembre 1792, à leur expulsion de leur couvent, elles ont décidé de partir toutes ensemble s’exiler à Mons. En novembre 1973 elles sont revenues à Valenciennes, devenue autrichienne, mais le 1er septembre 1794, les Français reprennent la ville. En pleine période révolutionnaire, elles doivent donc à nouveau quitter leur couvent, puis sont arrêtées et emprisonnées jusqu’à leur jugement par une commission militaire et leur condamnation à mort. Sept prêtres seront aussi condamnés ces deux jours-là.
Leurs corps ont été inhumés au cimetière Saint-Roch de Valenciennes. Et c’est lors de l’agrandissement de ce dernier, en 1924, que cinq corps sont retrouvés et identifiés comme pouvant être ceux des ursulines martyres. Des restes aujourd’hui analysés par des experts.

Un reliquaire et un calvaire pour se souvenir

 

Quelques années plus tard, le chanoine Lancelin, curé de Notre Dame du Saint Cordon, a commandé un reliquaire offert aux ursulines de Saint-Saulve en 1942. Reliquaire dont elles viennent de faire don au diocèse de Cambrai pour qu’il soit désormais exposé dans une chapelle du chœur de l’église Saint-Géry, à Valenciennes. Dans le jardin de leur couvent de Saint-Saulve, un calvaire et une pierre avec le nom des sœurs guillotinées (et béatifiées le 13 juin 1920 par le pape Benoît XV) permet de ne pas oublier les événements de 1794.

Sur la pierre sont gravées les noms et âges des ursulines martyres.

Les héritières des martyres installées dans les vestiges de Notre Dame de la Garde ne sont plus que huit à vivre là.
En se penchant sur l’histoire de sa communauté, sœur Annie a constaté que les ursulines, qui excellaient dans l’éducation, avaient connu bien des hauts et des bas depuis leur arrivée à Valenciennes en 1654. Des bâtiments fondés à Saint-Saulve par les ursulines depuis leur arrivée en 1846, il ne reste que la partie ancienne de l’école Saint-Joseph. En 1973, un incendie a en effet détruit les trois quarts des bâtiments. Les héritières des martyres se sont installées dans les vestiges de Notre Dame de la Garde alors en 1979.

Dans le jardin du couvent
21 avril 2021


Mai 2021

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