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Silence et intériorité


Nombreux sont les parisiens qui lors du confinement ont mentionné le silence comme marque révélatrice de cette situation inédite.

Paris est silencieux : « je peux ouvrir ma fenêtre », « écoutez on n’entend rien », « la nuit je n’entends plus le bruit des bars ».

Le silence peut-il être réduit à cette seule absence de bruit ?
Ce serait alors le penser comme un manque de vie, de relation, de circulation et le considérer comme un vide.

Or, « le silence est quelque chose de plein et de riche » dit Romano Guardini.

Ce temps de confinement a été l’occasion de redécouvrir le silence, de l’accueillir dans les profondeurs de la vie intérieure, dans le calme. Car le vrai silence est présence.

C’est celui que nous expérimentons quand la musique nous saisit, lorsque la beauté ou l’émotion nous submergent, lorsque le Pape s’avance seul sur une place Saint-Pierre déserte.

Ce silence n’est pas un manque, il est au contraire un éveil, une attention renouvelée à ce qui touche le fond de l’être.

Ce temps de confinement a été l’occasion de prendre le silence au sérieux, de descendre en intériorité.

Alors de ce silence jaillira la vraie parole, non pas le bruit, mais ce qui abrite profondément chacun, une parole bonne qui construira des relations nouvelles vraiment signifiantes parce qu’habitées « par la voix de fin silence » (1 R 19, 12) de Celui qui fera toutes choses nouvelles.

Frédérique Poulet, professeure de théologie dogmatique au Collège des Bernardins

Silence et intériorité

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