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Ljubljana, la bien-aimée

Variée, colorée, attachante, la Slovénie est le seul pays européen qui réunit les Alpes, la Méditerranée et la plaine pannonienne dans un rayon facile à couvrir.
Colorée, elle l’est ! avec une dominante verte. Versants alpins, prairies, arbres feuillus offrent généreusement fruits et fleurs aux multiples couleurs. Framboises, myrtilles, champignons, herbes épicées, tiennent les papilles en éveil.

Lac de Bled

Falaises et grottes karstiques uniques au monde, sommets vertigineux du Triglav, lacs enchanteurs, forêts à perte de vue, azur méditerranéen, tout est fascinant !
Ljubljana, dont le nom signifie « la bien-aimée », capitale verte de l’Europe, aux rues piétonnes bordées de tilleuls, charme le promeneur par ses immeubles de pierres blanches et de briques rouges ou ses jardins toujours proches.

Au coeur d’une nature jalousement préservée, vit une population chaleureuse et accueillante. Les fêtes sont à l’honneur, religieuses ou profanes. Le gène musical des slovènes se révèle dans la musique populaire folklorique comme dans les œuvres des grands compositeurs comme Mahler.

À qui en prend le temps, Ljubljana livre quelques découvertes surprenantes : une roue à essieu (la plus vieille connue au monde) datant de 5.200 ans,
une flûte de Néandertal trouvée dans un de ces villages palafittes construits sur pilotis en raison des marais, vieille de 60.000 ans !
A l’occasion des deux jubilés de 50 ans de profession religieuse auxquels j’ai eu la grande joie de participer, ceux de Sœur Darjana Toman et de Sœur Magdalena Cimerlajt, à Ljubljana, j’ai réellement goûté le bonheur de vivre ensemble. Bonheur d’autant plus vif que se trouver en pays étranger, sans en connaître la langue, est un véritable défi, défi que beaucoup de nos contemporains doivent relever (notamment ceux qui n’ont pas choisi de se trouver en terre étrangère). Accepter de ne pas participer à la conversation en cours, attendre que quelqu’un traduise pour vous, dépendre d’autrui pour la plus petite chose. On se trouve dans la situation d’un enfant dépendant en tout de ses parents. Défi de l’humilité, de la patience, de l’apprentissage basique. L’expérience vaut d’être vécue, elle apprend à s’accueillir différent de l’autre. Elle apprend la patience des commencements !

Lors de la visite de lieux historiques, d’anciens couvents reconvertis en musées, le touriste plonge dans l’histoire mouvementée du pays. La seconde guerre mondiale, puis la nationalisation des biens religieux par le régime communiste ont laissé bien des traces. L’éveil religieux n’est plus naturel, l’Eglise, comme dans beaucoup de pays européens, n’a plus pignon sur rue, (sauf à Ljubljana !) mais paroisses et mouvements catholiques sont bien vivants.

La visite de lieux où tant de sœurs aînées ont donné leur vie à Dieu en y annonçant sa parole, m’a laissé pressentir combien quitter pour entrer dans une vie nouvelle pouvait demander d’esprit de foi.

Couvent de Mekjnje transformé en musée.
La découverte des lieux est passionnante, mais l’essentiel de la visite ne se situe pas là. Ce qui m’a vraiment réjouie au cours de ce séjour d’un mois en Slovénie, c’est la rencontre des sœurs, le partage de leur vie au quotidien. Participer à leur liturgie (les chants de l’office simples et priants m’ont parfois laissé croire que je parlais slovène), offrir ma petite part de service (cueillir cerises ou groseilles, essuyer la vaisselle, aider au ménage, accompagner une sœur âgée...) tous ces petits gestes font que l’on se sent vraiment sœurs, membres d’une même famille.
Bien loin de séparer, les différences rencontrées dans nos manières de vivre, dans nos approches apostoliques sont un appel à l’ouverture, à l’accueil d’une diversité qui est bien dans l’esprit de Sainte Angèle.

À Sveti Duh comme à Ljubljana, lors des visites à Brezje, Mekinje, Izola, ce fut pour moi une grande joie d’apprendre à connaitre les sœurs et leurs missions, leur apostolat, tout en découvrant le pays, toujours vert grâce à ses eaux et forêts. Des liens fraternels se sont créés et nous nous promettons de les garder vivants.
Les multiples attentions dont j’ai été l’objet notamment au cours des promenades et excursions dans l’admirable nature ou dans les rues pittoresques de Ljubljana (sorties au cours desquelles glace ou café n’étaient jamais oubliés !) ont noué des liens qui ne s’effaceront pas.

Comment remercier les communautés qui ont ouvert leurs portes et leurs cœurs, quelle gratitude manifester aux Provinciales d’Europe d’avoir proposé et encouragé ces expériences européennes ? C’est vraiment le Seigneur seul qui peut le faire.
Je le lui demande instamment.
Au cours de ces échanges, l’Union Romaine se fait chair.

Marie Bruno Dufossé
Juillet 2022

Ljubljana 2022

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