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La divine tendresse


Si quelqu’un se trouve alors sans Dieu,
sans pensée, sans images, sans mots,
reste du moins pour lui
ce lieu de vérité :
aimer son frère qu’il voit.

S’il ne parvient pas à aimer
parce qu’il est noué dans sa détresse,
seul, amer, affolé,
reste du moins ceci :
de désirer l’amour.

Et si ce même désir
lui est inaccessible,
à cause de la tristesse et de la cruauté
où il est comme englouti,
reste encore qu’il peut désirer
de désirer l’amour.

Et il se peut que ce désir humilié,
justement parce qu’il a perdu toute prétention,
touche le cœur du cœur
de la divine tendresse.

Maurice Bellet

Texte Maurice Bellet

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