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L’Observateur du Valenciennois

Valenciennes. Les reliques des Sœurs ursulines installées ce samedi dans le chœur de l’église Saint-Géry

L’Observateur du valenciennois
Par Marc-Antoine Barreau

Le Doyen de Valenciennes Jean-Marie Launay évoque un “grand jour d’émotion“. Ce samedi 18 septembre, les reliques des bienheureuses ursulines de Valenciennes seront installées dans le chœur de l’église Saint-Géry. Pour celui qui est également le recteur de la basilique Notre-Dame du Saint-Cordon, il s’agit – “enfin”“d’un digne lieu de mémoire après le sacrifice de nos sœurs guillotinées“. Leurs reliques seront déposées et scellées dans une chapelle qui leur sera dédiée. À gauche de celle dédiée au Saint Sacrement et pile dans l’axe de la Place d’Armes, lieu “de leur martyre” où les ursulines ont été guillotinées en 1794.

“Je meurs pour la foi que j’ai toujours enseignée”

Qui étaient les ursulines ? Elles sont issues d’un ordre religieux fondé en Lombardie ayant pour patronne Sainte-Ursule. Les religieuses qui le composent se consacrent principalement à l’éducation des filles ainsi qu’aux soins des malades et des nécessiteux dans de nombreuses maisons appelées “couvents des Ursulines“. À Valenciennes, l’ordre des Ursulines fait son apparition en 1654. Les sept religieuses s’installent alors dans l’hôtel de Lalaing, situé rue Cardon. Elles y resteront jusqu’à la Révolution. Car c’est là que tout bascule…

Le 13 février 1790, l’Assemblée Constituante supprime les ordres religieux. Cependant, les maisons d’éducation publique ne sont pour l’instant pas concernées. Les six classes d’écoles, alors tenues par douze ursulines, continuent d’exister. Jusqu’à ce qu’elles soient dénoncées par ce que l’on appelait alors “les Amis de la Constitution”. Ces derniers estimant que des “principes contraires” à la Constitution étaient usités et enseignés par les ursulines. Suivront alors les lois de proscription entraînant la fermeture de tous les couvents et l’expulsion de leurs occupantes. Les ursulines feront l’objet de multiples enquêtes, visites et perquisitions. Et finalement, en avril 1792 le couvent des ursulines – alors habités par 29 religieuses – sera vendu par la commune de Valenciennes.

Expulsées de leur couvent, les ursulines décident alors de s’exiler à Mons en septembre 1792. Un an plus tard, la ville de Valenciennes est devenue autrichienne, si bien que les ursulines décident de revenir. Mais le 1er septembre 1794, la ville est reprise par les Français. La période est définitivement révolutionnaire. Elles sont une fois de plus contraintes de partir. Certaines ursulines parviendront à se réfugier au sein de leur famille. D’autres n’auront pas cette chance : onze ursulines seront arrêtées et emprisonnées. Une commission militaire décidera de leur condamnation à mort. À cette époque, si la Terreur a disparu à Paris, elle fait rage à Valenciennes : les ursulines seront guillotinées sur la Place d’Armes. Lors de sa condamnation, la Mère supérieure Clotilde aurait crié : “Je meurs pour la foi que j’ai toujours enseignée“. Elles seront inhumées au cimetière Saint-Roch.

L’observateur du Valenciennois
Octobre 2021

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