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23 octobre 2020

Fête des Ursulines martyres de Valenciennes

Le 23 octobre 2019, la célébration avait des allures pascales : Eucharistie solennelle, conférence magistrale, exposition, grand rassemblement…

Le 23 octobre 2020, la COVID a tout changé. Cette année, nous allons « masquées » et nous avons eu une célébration en mode « Toussaint ».

Mais qu’elle est belle notre célébration au cimetière Saint Roch ! La presque totalité de la communauté formée des sœurs de Notre Dame de la Garde, de la Pépinière et de Mons s’y retrouve et y fait retentir à nouveau les dernières paroles de nos sœurs. Quelle grâce de prier ensemble avec cette communauté d’Ursulines au Ciel.

Sœur Anne-Marie Erraux, Qu’il est heureux pour moi, mes chers parents, de répandre mon sang pour la foi et pour mes péchés. Je ne peux vous exprimer la paix, et la joie de mon cœur ! Sortir d’une prison et d’un monde aussi corrompu pour aller dans le Tabernacle éternel ! Que le Dieu du ciel nous accorde à tous la persévérance jusqu’à mourir, s’il le faut, pour Jésus-Christ, et que vous n’ayez toujours qu’un cœur, jusqu’à mes plus petits parents.
J’espère, par la miséricorde de Dieu, de vous voir dans le ciel.
Je suis, en vous souhaitant les bénédictions du Ciel.

Lettre de Mère Scholastique Leroux, à une religieuse de Mons désignée sous le nom de Flavie.
Filles de sainte Ursule et de ses compagnes, comme elles, nous allons, sous peu de jours, donner notre vie pour son amour et pour soutenir notre foi. Les consolations que nous éprouvons à la vue de cette faveur sont inexprimables, ce qui nous prouve la force de la grâce ; sans cette double grâce, nous succomberions toutes sous le poids de nos peines.
Cinq d’entre nous ont déjà subi la guillotine, ce sont les Mères Natalie, Laurentine, Marie-Ursule, Louise et Augustine. Elles n’y marchèrent pas, mais elles volèrent au lieu du supplice. Elles y montèrent en riant.

Deuxième lettre de Mère Scholastique. Non datée.
Ne vous affligez pas sur notre sort, nous éprouvons une satisfaction que la plume ne peut exprimer. Je ne l’eusse jamais cru : le Seigneur étant, comme vous le savez, infiniment bon et miséricordieux, veut bien nous faire éprouver les effets d’un détachement de tout. Nous serions bien fâchées d’échapper à la gloire du martyre : il nous est assuré et nous ne tarderons pas à le recevoir ; nous y comptons dans très peu de temps. Priez bien pour nous
Le moment nous tarde d’être réunies au divin Epoux. Tant de fois nous lui avons dit : Qui me séparera de vous, ô. mon Dieu ? Sera-ce les croix, les persécutions ? Non, toujours je vous aimerai, dût-il m’en coûter la vie, ô mon Dieu.

Deuxième lettre de la bienheureuse Clotilde à l’une de ses nièces
Ma chère Domitille,
C’est de la prison que je vous écris, Clotilde y est. Cinq de ses consœurs sont déjà passées à la guillotine, avec un courage, une joie inexprimable : elles allèrent à la mort comme au plus grand triomphe. Clotilde et les autres auront le même bonheur ; elles le désirent, le moment leur tarde de verser leur sang pour soutenir leur foi et leur religion. Dieu leur fait bien des grâces.

23 octobre 2020


Novembre 2020

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