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Veux-tu être à moi ? Pèlerinage

Mettre ses pas dans les pas de Marie, à Tours !

Source de grâces pour les Ursulines probanistes, version 2015-2016, venues de Rome où elles vivent un temps de ressourcement avec soeur Mel WILLIAM, directrice de ce 3e an.
Exercices des 30 jours selon St Ignace de Loyola, relecture des 10 ou 15 ans de vie ursuline déjà expérimentés.
Vie communautaire avec des soeurs de différentes cultures et langues,
visites culturelles en Italie, à l’écoute de la vie de l’Église et de l’Union romaine, etc.
nombreuses rencontres de témoins...
les voici donc à Tours, la ville natale de Marie de l’Incarnation Guyart, ville où toute jeune, elle a entendu l’appel du Seigneur :"Veux-tu être à moi ?" et où elle a connu tant de grâces mystiques, mais aussi d’obstacles et de difficultés.

Texte : Sr Marie André A

Bords de Loire où Marie a travaillé dur et tard dans la nuit pour décharger les bateaux
Quartier où a vécu Marie de l’Incarnation
photo souvenir dans la chapelle
Il faut se quitter ! merci, mes Soeurs !


Veux-tu être à moi ? Pèlerinage


Mai 2016

 

 

 

Un article de La Croix sur la vie de Marie de l’Incarnation Guyart

Marie de l’Incarnation, bâtisseuse et missionnaire au Québec

Après avoir été épouse et mère, puis veuve et chef d’entreprise, la Tourangelle Marie Guyart (1599-1672) est devenue ursuline à 32 ans, et enfin éducatrice et évangélisatrice de la Nouvelle-France.
Sa statue figure au fronton du Parlement du Québec. C’est dire si sainte Marie de l’Incarnation (canonisée par le pape François le 3 avril 2015), peu connue en France, est célèbre au Canada. Chaque année, des centaines de Nord-Américains viennent à Tours lui rendre hommage dans la chapelle des ursulines et au Centre Marie-de-l’Incarnation.
Née à Tours en 1599 dans une famille de huit enfants, Marie Guyart se révèle une enfant généreuse, intelligente et forte. À l’âge de 7 ans, comme elle l’a raconté dans ses écrits, elle voit dans son sommeil le ciel s’ouvrir et Jésus venir vers elle : « Veux-tu être à moi ? – Oui ! » Une réponse qui traça sa trajectoire. Vers 14 ans, Marie confie à ses parents son désir d’entrer au couvent, mais ils préfèrent la marier à un commerçant en soierie. Veuve à 19 ans, elle se retrouve avec un fils de 6 mois… et une entreprise en difficulté qu’elle liquide pour retourner vivre dans la maison paternelle, dans la prière et la chasteté.
DE LA FEMME D’AFFAIRES À LA RELIGIEUSE
« C’est une des plus grandes mystiques de langue française. Henri Brémond lui a consacré un tome entier de son Histoire littéraire du sentiment religieux en France, et c’est pendant sa vie laïque qu’elle a reçu l’essentiel de ses grâces »...
Peu après, Marie Guyart accepte d’aider son beau-frère dans son entreprise de transport terrestre et fluvial, faisant preuve de talents d’administratrice. Elle surveille les chargements de marchandises sur le port de Tours, tout en veillant à l’éducation de son enfant, et vit dans une familiarité continuelle avec Dieu.
À 32 ans, comprenant qu’il est temps d’entrer dans la vie religieuse, elle confie son fils à sa sœur (il deviendra bénédictin) et entre au noviciat chez les ursulines de Tours. Sous le nom de Marie de l’Incarnation, elle se fait apprécier pour son solide bon sens. Si bien qu’on lui confie la surveillance des pensionnaires puis, après sa profession, la formation des novices. Mais trois ans plus tard, en 1634, un autre rêve l’intrigue. Elle se voit dans un pays effrayant de brouillard blanc, marchant vers une petite église sur laquelle la Vierge Marie est assise, tenant Jésus dans ses bras. Et elle entend le Seigneur lui confirmer : « Il faut que tu ailles au Canada me construire une maison. »
Curieusement en février 1639, une riche veuve d’Alençon, désireuse de partir pour le Canada, se présente au monastère de Tours, ayant appris qu’une ursuline de cette ville le désire aussi. C’est ainsi qu’après avoir conclu des arrangements avec la Compagnie des Cent-Associés (qui gérait la Nouvelle-France) et les jésuites (responsables de l’Église canadienne), Sœur Marie de l’Incarnation, accompagnée des deux jeunes religieuses et de Marie-Madeleine de la Peltrie, embarque de Dieppe en mai 1639. Après trois mois de traversée périlleuse, elle arrive à Québec, bourgade de 300 habitants où sévissent froid, maladie et malnutrition : le pays est couvert de brouillard, comme dans son rêve de 1634…
UN CATÉCHISME BASÉ SUR LES COUTUMES LOCALES
La petite communauté s’installe dans une cabane exiguë et s’organise entre messe, cuisine, études de l’iroquois et de l’algonquin. Très vite, colons et Amérindiens leur présentent leurs filles afin que les religieuses les instruisent. Plutôt que d’imposer un modèle d’éducation, Marie de l’Incarnation s’appuie sur la culture amérindienne, composant des chants et des albums de catéchisme dans leur langue ; elle rédigera même le premier dictionnaire algonquin. D’autres ursulines arrivent de France lui prêter main-forte. Leurs écoles et pensionnats débordent d’enfants.
La fécondité de son activité, enracinée dans sa vie contemplative, semble extraordinaire. Marie de l’Incarnation obtient, non sans peine, l’autorisation du gouverneur pour bâtir un monastère et la première école de filles en Amérique du Nord : c’est elle qui dessine les plans, embauche les ouvriers, surveille le chantier. Elle sera obligée de reconstruire un deuxième couvent, après l’incendie de la nuit glaciale du 30 au 31 décembre 1650. Elle enseigne, gère, accueille, écoute et conseille tous ceux qui passent à Québec : chasseurs, notables et gouverneurs de la Nouvelle-France, et même Mgr de Laval, premier évêque d’Amérique… Sans sortir de son cloître, Marie de l’Incarnation sait tout ce qui se passe dans la jeune colonie.
Pendant toutes ces années, la religieuse écrit plus de 13 000 lettres dans cette langue savoureuse du Grand Siècle, y racontant ses combats pour établir une nouvelle communauté chrétienne avec fermeté, patience et amour. Précieux témoignages pour tous ceux qui étudient la fondation du Québec. Sans elle et ses compagnes, assurent les historiens, la petite colonie n’aurait pas tenu le coup. Ce qui la fera considérer par Jean-Paul II comme la « mère de l’Église en Canada ».


À Québec, rue du Parloir
« Marie de l’Incarnation recevait au parloir, si bien que les Amérindiens ont appelé le chemin pour s’y rendre le sentier du Parloir, puis c’est devenu rue du Parloir et maintenant nous sommes toujours sur la rue du Parloir », explique Sœur Marguerite Chénard, ursuline canadienne directrice du « Parloir Marie-de-l’Incarnation », ouvert en 2011 dans le Vieux Québec et où sont proposées diverses activités pour faire connaître la vie et les écrits de cette femme exceptionnelle. Plus d’un millier de visiteurs passent ici chaque année, mais ils sont près de 30 000 à venir prier devant le tombeau de sainte Marie de l’Incarnation, dans la chapelle des ursulines du Québec toute proche.

(1) Le titre de cette série, « Les aventurières de Dieu », est emprunté à l’excellent ouvrage d’Élisabeth Dufourcq, paru en 1993 et réédité aux Éditions Perrin en 2009 (672 p., 11 €).

Claire Lesegretain cf. La Croix 25/8/14 - 13 H 32

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Dernière mise à jour :
18 août 2018