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Vers un plus grand amour

Marie de l’Incarnation
Son chemin vers un plus grand amour

Marie de l’Incarnation, une maîtresse spirituelle hors ligne, insiste, dans ses lettres sur plusieurs aspects essentiels dans notre marche vers Dieu :

- les mouvements « de lumière et d’amour », qui nous invitent à discerner l’action de Dieu et, surtout, à y être fidèles.

- la « familiarité » avec Dieu, c’est-à-dire, un dialogue incessant entre Lui et nous, une familiarité qui nous procure la paix du cœur.

- l’abandon à Dieu et à l’action de son Esprit.

- enfin, un grand amour de Dieu qui provoque en nous une soif de Dieu et une forte aspiration à la vie éternelle.

1° La lumière sur Dieu nous conduit à plus d’amour.

Marie explique que peu à peu, si l’on est fidèle, Dieu nous donne d’abord par intervalles la grâce d’exécuter promptement et fidèlement les lumières qu’Il nous donne au moment de la prière. Elle encourage son fils Claude à une fidélité absolue à ces lumières :

Ces états sont passagers. Ce sont, ce me semble, des essais ou des épreuves que Dieu veut faire d’une âme pour l’amorcer et la gagner à Lui. Si elle lui est fidèle en ces rencontres, elle avancera plus avant dans les voies de Dieu… Encore qu’on ne s’en aperçoive pas, on ne laisse pas d’avancer. (03.10.1645).

Marie insiste sur la fidélité absolue aux lumières reçues et n’hésite pas à questionner son fils pour s’assurer qu’il poursuit cette voie qui le conduira vers un amour toujours plus grand du Seigneur :

J’aime tant l’union de cœur et de volonté avec Dieu dans l’amour de Dieu même, que c’est la cause des demandes que je vous fais. Car je ne puis comprendre qu’une lumière peut demeurer un moment dans l’esprit sans que la volonté soit captivée. N’est-il pas vrai que Dieu est un objet si aimable, si doux et si ravissant, qu’il faut Lui céder sans remise au moment où il paraît ? (03.10.1645).

« Lui céder sans remise », est une attitude d’amour. Marie invite également sa sœur à poursuivre cette fidélité aux mouvements que Dieu lui donne :

Soyez fidèle, ma très aimée sœur, aux mouvements de la grâce et tenez pour précieux tous les moments auxquels ils vous feront ressouvenir de Celui que vous voulez éternellement aimer. (07.10.1646).

Lui « céder sans remise » lorsqu’Il nous éclaire, lorsqu’Il nous pousse à agir, cela nous mène peu à peu, selon Marie, à ce qu’elle appelle l’union entre l’intelligence et la volonté, où tout est pour l’amour. Elle en montre à son fils les effets bénéfiques, non seulement dans la vie de prière, mais aussi dans la vie apostolique et dans nos contacts avec le prochain :

L’union de l’entendement et de la volonté est un attrait de Dieu qui produit tout ensemble un effet de lumière et d’amour, ce qui opère en l’âme des effets très précieux, surtout une facilité continuelle à traiter familièrement avec sa Divine Majesté, en quelques affaires qui se puissent rencontrer… Le cœur n’est jamais dans l’abattement ; il est toujours vigoureux quand il faut traiter avec Dieu ; et lorsque dans la conversation qu’il est obligé d’avoir avec les créatures, son inaction est un repos et une simple attention à Celui de qui il se sent possédé, sans que cette attention empêche le commerce du dehors, pourvu qu’il soit dans l’ordre de l’obéissance ou de la charité. Tout ce que je puis en dire, c’est que l’âme ne veut rien pour elle-même, mais tout pour Dieu de qui elle reçoit des effets d’une bonté immense. (22.10.1649).

Et voici que l’esprit concret de Marie revient à la surface ! Riche de son expérience spirituelle qui la pousse à ne pas s’attarder sur soi, elle répond en toute simplicité aux questions de son fils : Mon très cher fils, je vous admire des remarques que vous faites sur ce que je vous écris. Soyez persuadé que je ne m’arrête jamais à faire toutes ces distinctions. (Ibid.). Cependant, par complaisance pour son fils, elle lui explique comment se passent ses oraisons à elle, dans une grande simplicité :

L’âme a un langage court, mais qui la nourrit merveilleusement, comme si elle disait : ‘Mon Dieu, soyez béni !’ Ce mot ‘Dieu’ dit plus à l’âme qu’on ne peut exprimer. ‘Ô ma vie, ô mon tout, ô mon amour’. A mesure que la respiration naturelle se fait, cette aspiration surnaturelle continue. Et lorsque, par l’ordre de la charité ou par l’obligation de quelque emploi, il faut interrompre ce langage, le cœur ne cesse pas d’être attentif à son objet. (Ibid.).

2° Vivre sous le regard de Dieu, par un colloque incessant avec Lui

Vers plus d’amour

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