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Une pédagogie de l’Etre et du Coeur

L’action éducative de Marie Guyart :
une pédagogie de l’Être et du Coeur
Cécile Dionne Psychothérapeute

Sainte Marie de l’Incarnation

L’attention que Marie de l’incarnation a portée à l’éducation des filles de son époque peut-elle inspirer notre façon d’être présente auprès des jeunes aujourd’hui ? Comment celle qui a joué le rôle fondamental « d’intermédiaire culturel, [...] de force médiatrice entre Français et Amérindiens, entre l’Ancien et le Nouveau monde » peut-elle nous aider à saisir les réalités de cet autre Nouveau Monde qu’est l’univers dans lequel évoluent les jeunes filles, ici, maintenant ?

N’avons-nous pas à traverser, nous aussi, une sorte de mer océane pour rejoindre les nouvelles générations de jeunes filles façonnées dans un univers culturel, sociologique et religieux qu’on pourrait qualifier d’aussi « étranger » et « novateur » que la Nouvelle- France pouvait l’être pour Marie Guyart à son époque ? Ne sont-elles pas, ces nouvelles générations, tout aussi nomades que les Amérindiennes quand on considère leurs incursions un peu partout sur la planète ? Elles ne courent plus les bois...elles courent le monde mettant souvent en veilleuse des études commencées, pour y revenir après diverses expériences, parfois dans une autre discipline en attendant de procéder à un choix définitif après des engagements plus ou moins longs sur le marché du travail.

Leur langage technico-audio-visuel-vidéo-clips ne nous oblige-t-il pas également à l’apprentissage d’une langue nouvelle qui véhicule valeurs et concepts révélateurs de leur être si différent du nôtre ? Monde, non plus de mots grammaticalement assemblés, mais bien d’images juxtaposées, de musique syncopée, de clavardage codé sans structure logique et pourtant porteur de sens qu’aucun dictionnaire ne nous révèle clairement et qu’il nous faut déchiffrer.

Les jeunes filles d’aujourd’hui ne vivent plus au milieu des coureurs des bois, des soldats de la garnison et des hommes d’équipage mais l’hypersexualisation de leur univers aux couleurs délavées de certaines émissions de télé-réalité ne peut-il pas engendrer des conséquences encore bien plus néfastes pour leur dignité de femme et leur santé même ?
L’action éducative de Marie Guyart peut-elle insuffler à notre pédagogie l’élan, le dynamisme, la vigueur dont nous avons besoin dans la conjoncture actuelle au sein d’une société qui se « désâme » tournant à vide, dans les faux mirages d’une société de surconsommation étouffante ce qui faisait dire à une jeune dame interrogée lors d’une enquête :
« J’ai comme un besoin d’âme »
Exclamation qui fait écho à l’univers chosifiant et dépersonnalisant de Jean-Paul Sartre qui écrivait : « Je n’avais pas d’âme »

Or, Marie Guyart s’est sentie appelée aux Ursulines parce qu’elles « étaient instituées pour aider les âmes chose à laquelle [elle avait] de puissantes inclinations ».

Il se pourrait bien alors que puissent se rencontrer au-delà du temps et comme au carrefour de deux mondes : ce cri touchant d’une jeune femme d’aujourd’hui et l’appel entendu jadis par Marie Guyart.

L’ex-directeur général de l’UNESCO, Federico Mayor écrivait au début du troisième millénaire : « Il n’y a qu’une pédagogie qui vaille - la pédagogie humaine de l’exemple et de l’amour ».

Telle était, me semble-t-il, la pédagogie de Marie de l’Incarnation.

Une pédagogie de l’Etre et du Coeur

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