Session de mai 2017 - Ursulines de l'Union Romaine
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Session de mai 2017

Un journal américain et son site s’intéressent à toutes les activités
menées par des religieuses dans le monde entier.

Suite à la session de mai 2017,
il nous accorde un long reportage sur leur site.

C’est à voir ici en Anglais. Vous pouvez aussi le lire en français ci-dessous.

Mai 2017 à Péreire
En France, Ursulines et étudiantes
lancent des initiatives pour sauver la planète.
par Elisabeth Auvillain

Ursulines, professeurs, directeurs et délégués des parents sont arrivés de toute la France à Paris du 6 au 8 mai pour échanger leurs expériences et discuter des moyens d’affronter les changements climatiques et les migrations.

Plus de 100 membres du réseau méricien – nommé d’après Sainte Angèle Merici qui fonda la Compagnie de Sainte Ursule en Italie au 16ième siècle – se sont rassemblés pour échanger sur le thème : « Mériciens au défi de l’écologie et des migrations. Ensemble osons la solidarité ».

« Les deux sujets se rejoignent », a dit Soeur Brigitte Brunet, à la tête de la Province France- Belgique-Espagne, dans son allocution d’ouverture pour une session de deux jours. « L’environnement est un problème fondamental, ainsi que le sort des réfugiés. Nous devons travailler ensemble, être audacieux et défendre la dignité humaine partout dans le monde ».

Sœur Brigitte Brunet a dit que beaucoup d’écoles d’Ursulines et de foyers d’étudiantes ont participé à différentes actions pour protéger l’environnement.

Lorsque les Nations Unies ont préparé à Paris la conférence COP21 sur le changement climatique, qui mena à un accord en décembre 2015, les Ursulines ont lancé leur propre agenda : « Serviam 21, liens responsables sur nos territoires ».

« Nous devons réfléchir à toutes nos actions, en commençant par ce que nous avons entendu, et ce qui est nécessaire au plan local », a dit Soeur Laure Blanchon, en introduisant les différents projets. « Nous devons être audacieuses, créatives, et ne pas craindre d’expérimenter. Nous devons nous rappeler d’établir des relations bienveillantes entre les forts et les faibles, en étant patients et en jouissant de nos différences ».

Notre approche écologique devient sociale, continuait-elle, en se référant à l’Encyclique du Pape François, Laudato Si : " L’environnement humain et l’environnement naturel se dégradent ensemble ; nous ne pouvons combattre d’une manière adéquate la dégradation de l’environnement sans nous occuper des causes qui sont liées à la dégradation humaine et sociale".

La réunion a eu lieu à Sainte Ursule-Louise de Bettignies dans le 17ième arrondissement de Paris, dans une école qui a reçu récemment le label d’E3D - Ecole en Démarche de Développement Durable — que le Conseil de l’Education donne à Paris aux écoles qui travaillent pour un développement durable.

Cette école est au service de plus de 1.600 élèves, allant du préscolaire au lycée. La première étape d’un projet pour soutenir des pratique durables a commencé en 2014, lancée par des volontaires en 3ième secondaire et trois de leurs professeurs, et centrée sur le traitement des déchets. Les élèves ont remarqué que les déchets n’étaient pas triés et qu’on employait beaucoup trop de papier. On acheta des poubelles pour recycler le papier, les boîtes en fer et les bouteilles en plastique, et on lança une campagne d’information pour aider les étudiantes à comprendre pourquoi il fallait recycler.

"Les élèves l’ont aimé, mais maintenant que nous sommes à la troisième année, nous remarquons qu’elles ne sont plus aussi enthousiastes”, a dit Maud Mathourey, un professeur de sciences, qui a mené le projet avec son collègue, Nic Geordan Mbadinga.

L’école a aussi réorganisé sa cafétéria. Chaque jour, les élèves mangent un repas de produits frais à 80%, provenant surtout de fermes écologiques. " Bien sûr, si nous ne pouvons trouver du fruit de ce genre sans le faire arriver en bateau de mille kilomètres plus loin, nous préférons acheter des produits locaux d’une ferme dans la région parisienne”, a déclaré Stéphane Ducloux, le chef, qui parle aux étudiants tous les jours et leur explique l’importance de manger des produits frais. « Lorsque nous offrons du gâteau ou un fruit pour le dessert, nous savons qu’on ne choisira pas de manger une pomme. Alors nous donnons la pomme avec un morceau de gâteau ".

Peio Etcheverry et Soeur Laure Blanchon

Peio Etcheverry, professeur d’histoire, à l’école Largenté de Bayonne à gauche, et Sr Laure Blanchon, professeur, conduisant les discussions. (GSR photo / Elisabeth Auvillain)

Les Ursulines mettent à jour un de leurs bâtiments à la Rue Gay-Lussac dans le Quartier Latin de Paris, pour favoriser et l’amitié et l’environnement. Le travail a commencé en 2012 sur le bâtiment qui abrite le Foyer Serviam, une résidence pour étudiantes et pour la communauté des Ursulines, et il fut achevé deux années plus tard. Le travail a dû suivre des directives exigeantes, parce que la façade du bâtiment, qui date du 17ième siècle, est classée comme monument historique.

Maintenant, les chambres sont bien isolées, et des panneaux solaires assurent une partie de l’énergie du bâtiment. La chaleur de l’eau des douches est recyclée ; les lumières s’éteignent lorsqu’on quitte la chambre, et les eaux usées (“grises”) sont réutilisées. Un jardin sur le toit a été créé sur une partie de la terrasse, où des visiteurs peuvent jouir d’une vue panoramique sur Paris.

Les Ursulines ont toujours associé leurs soucis écologiques à un engagement social, et leurs actions pour protéger l’environnement ne sont jamais les seules qui sont entreprises dans les communautés et les écoles.

A Caen, Soeur Catherine Meurillon et d’autres membres de la communauté enseignent le français à des réfugiés venant de pays comme l’Ethiopie, l’Irak et l’Afghanistan.

« J’ai commencé à enseigné le français à une réfugiée d’Eritrée », a déclaré Soeur Catherine. « Elle était musulmane et mère de deux enfants. Nous avons fait connaissance et nous profitons de notre présence l’une avec l’autre. Comme Noël approchait, nous avons pensé l’inviter avec son mari et ses enfants à partager un repas de Noël avec notre communauté. Cela n’aurait pas été possible, si nous n’avions pas pris le temps de construire des relations amicales ».

Soeur Colette Dehurtevent de la communauté ursuline d’Angers a décrit à l’assemblée une soirée où l’on jouait de la musique avec les réfugiés. D’autres soeurs enseignent à des enfants réfugiés venant d’Irak et à de jeunes migrants qui voyagent seuls, ou bien elles donnent un refuge à des demandeurs d’asile.

« Par notre souci pour le bien du monde, nous pouvons parler de Dieu à des jeunes », a dit Soeur Felicity Young, venue de Londres pour participer à la réunion.

« Quand nous voyons des gens de bonne volonté qui se préoccupent de la situation du monde, nous voyons le travail du Saint Esprit », ajoutait Soeur Una McCreesh, qui l’a accompagnée à Paris.

Ceux qui ont participé à la réunion de Paris vont se rencontrer à nouveau dans deux ans à Bayonne, une ville près de la frontière espagnole, où des élèves et des professeurs de l’école Largenté ont effectué des actions visant la protection de l’environnement, et étudié les effets du changement climatique. L’environnement est toujours un sujet important dans ces réunions, où les Sœurs et d’autres membres de la communauté méricienne échangent leurs expériences et leurs espoirs pour l’avenir.

Elisabeth Auvillain, journaliste indépendante à Paris.


Mai 2017
Session de mai 2017

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