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Serviam

Serviam, le nom méricien de la diaconie

Depuis janvier 2011, nos évêques ont lancé un grand projet pour l’Eglise de France dont une étape importante sera le rassemblement Diaconia 2013- Servons la fraternité à Lourdes en mai 2013. Nous nous sommes engagées avec nos diocèses dans Diaconia, et en tant que réseau méricien, nous le vivons avec notre thème d’année « plus de liens et moins de biens » ainsi que la réalisation du livre des merveilles de notre province, à l’invitation du pôle solidarité de SEM’Jeunes et de la commission JPIC.

Dans quelle mesure le projet Diaconia nous concerne-t-il ? Est-ce juste un thème de plus qui s’ajoute à l’année de la foi, au synode pour la nouvelle évangélisation, à la célébration de l’anniversaire du Concile Vatican II, à la décennie de « l’eau, source de vie » proposée par l’ONU, et d’autres que j’oublie ? Est-ce que cette « diaconie » a quelque chose à voir avec notre tradition méricienne ? Quels appels nous adresse cette invitation à la diaconie ?

Par mon intervention de cet après-midi, je voudrais mettre en lumière que la diaconie nous reconduit au cœur de la foi et peut devenir un chemin pour vivifier notre vie religieuse en nous faisant faire un pèlerinage à la source de notre vocation ursuline.

Je vous propose trois temps. Je commence par regarder Jésus dans les Evangiles, puis je m’arrête à la vie d’Angèle, finalement je porterai le regard sur notre vie religieuse ursuline.

I - La diaconie de Jésus

1) La diaconie, c’est-à-dire ?
Benoît XVI, dans Deus Caritas est, définit la diaconia par les mots « le service de l’amour du prochain exercé d’une manière communautaire et ordonnée [1]. » Cela semble renvoyer à l’ensemble des œuvres de charité exercées par l’Eglise.
Plus loin, Benoît XVI poursuit :
La nature profonde de l’Eglise s’exprime dans une triple tâche : annonce de la Parole de Dieu (kerygma-martyria), célébration des sacrements (leitourgia) et service de la charité (diakonia). Ce sont trois tâches qui s’appellent l’une l’autre et qui ne peuvent être séparées l’une de l’autre. La charité n’est pas pour l’Eglise une sorte d’activité d’assistance sociale qu’on pourrait aussi laisser à d’autres, mais elle appartient à sa nature même, elle est une expression de son essence elle-même, à laquelle elle ne peut renoncer [2].

Il ne s’agit donc pas d’un service de la solidarité qui serait un des services de la paroisse ou relèverait d’associations du type Secours Catholique et autres. Benoît XVI dit que la diaconie appartient à la nature même de l’Eglise, qu’elle exprime son essence, qu’elle ne peut y renoncer. Nous sommes face à une dimension constitutive de notre foi, au niveau tant personnel que communautaire. Il y va de la fidélité des chrétiens à leur vocation, de leur fidélité au Christ. La diaconie ne peut être regardée comme une option facultative.

En quoi cela relève-t-il du cœur de la foi ? En quoi cela diffère-t-il d’une pratique sociale de solidarité qui exercerait un précepte moral formulé dans le commandement « aimez-vous les uns les autres » ? Finalement, qu’est-ce que la diaconie ? Qu’en dit le Nouveau Testament ?

Le mot « diaconie » et ceux de la même famille apparaissent une centaine de fois dans le Nouveau Testament, c’est dire l’importance de la diaconie aux yeux des premiers chrétiens. Ce terme est traduit dans nos Bibles par divers mots : service, ministère, assistance, secours, tâche, charge…

On pourrait regrouper la signification de ce mot autour de quatre pôles [3] :


[1Benoît XVI, DCE n°21

[2Benoît XVI, DCE n°25

[3Je m’inspire des catégories proposées par E. GRIEU, Un lien si fort. Quand l’amour de Dieu se fait diaconie, Paris, L’Atelier, 20122, p. 15-163

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