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Risquer un monde nouveau

Marie de l’Incarnation peut-elle être source d’inspiration
pour les éducateurs aujourd’hui ?

À l’occasion du 375e anniversaire de l’arrivée des Ursulines et des Hospitalières à Québec, un colloque s’est tenu à l’université Laval du 24 au 26 septembre 2014. Cette rencontre a été l’occasion privilégiée pour approfondir les conséquences spirituelles et sociales de leur venue jusqu’à nos jours.

A travers 3 images de la vie de Marie de L’incarnation, Sœur Cécile Dionne dessine le visage d’un éducateur.

Nous la remercions de nous autoriser à utiliser sa conférence.

Marie de l’Incarnation : inspiration pour les éducateurs

Marie de l’Incarnation peut-elle être source d’inspiration pour les éducatrices et les éducateurs aujourd’hui ? Quand même ! 375 ans nous séparent ! Le monde a bien changé depuis le voyage sur le St-Joseph ! Enseigner sous le frêne versus twitter ! Peut-on sérieusement poser une telle question ? Et tenter d’y répondre ? C’est ce qui m’a été proposé.

Introduction :

J’ai choisi trois images pour illustrer les ressemblances qu’on peut établir entre l’aventure de Marie de l’Incarnation et celle des éducateurs d’aujourd’hui : la traversée, le pays, la maison.

Et trois caractéristiques qui définissent le véritable éducateur :

  • Un être de défi
  • Un être de relations
  • Un passeur de sens. [1]

Cette définition de l’éducateur inspirée de Jean Barbier, professeur émérite aux Sciences de l’éducation de l’Université de Paris, et les trois images retenues me serviront à tenter d’établir le lien entre l’action éducative de Marie Guyart et celle de toutes les personnes engagées en éducation aujourd’hui, sous quelque forme que ce soit.

Car, si le monde a bien changé depuis 1639, l’être humain, sous des apparences différentes, demeure fondamentalement le même : un être porteur d’un élan vital qui cherche à se déployer et à s’épanouir. Et la mission de l’éducateur c’est depuis toujours de nourrir cette croissance, de la favoriser et de l’accompagner.

Pour Philon d’Alexandrie, éduquer c’est « prendre soin de l’être » et selon la sagesse chinoise, c’est « Nourrir la vie ». C’était le désir de Marie de l’Incarnation, entrée aux Ursulines « parce qu’elles étaient instituées pour aider les âmes. »

Un être de défi // la traversée
Marie Guyart a osé une traversée périlleuse vers un monde inconnu acceptant de naviguer sur une mer inconfortable à travers pirates et icebergs. Religieuse cloîtrée, elle part pour répondre à un appel intérieur défiant toutes les oppositions à une pareille aventure. Elle écrit à Dom Raymond de Saint Bernard : « Lorsque je fis mes exercices spirituels, je me trouvois toute honteuse quand il me falloit rendre compte de mes sentimens qui ne convenoient point à mon sexe, ny à ma condition. »

Pour les éducateurs aujourd’hui

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