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Recherches (suite)

Angèle Merici, à la lumière de ses premiers biographes

Pendant les trente premières années de ma vie religieuse, Sainte Angèle était pour moi une inconnue. Ses écrits me laissaient indifférente. Je la priais par devoir, avec un sentiment de culpabilité, car elle n’était pas plus vivante pour moi que ces dessins figuratifs limités à une simple silhouette, sans visage, ni expression. Je la suppliais de se révéler à moi, de se faire connaître.

En 1979, je me trouvais à Rome. A l’occasion de conférences sur Sainte Angèle, données aux Probanistes par Soeur Luciana Mariani, on m’avait demandé d’assurer la traduction simultanée. Armée de textes en italien et de leur traduction en anglais et en français, je fus étonnée de voir de grandes divergences entre le texte original et les traductions. J’en fis part à notre Mère Générale, alors Mère Marie Judith Mietzelfeld, qui m’encouragea à commencer des recherches, afin de découvrir le vrai visage d’Angèle, d’après les témoignages de ses contemporains. Ces recherches, tantôt occasionnelles, tantôt systématiques, menées à Rome, à Brescia, à Milan et à Venise, avec la collaboration de Sœur Luciana et de Mademoiselle Elisa Tarolli, une Angéline de Brescia, m’amenèrent à connaître notre Mère et Fondatrice un peu mieux. Petit à petit, la silhouette s’est remplie et a pris vie. Aujourd’hui, Sainte Angèle n’a pas fini de se révéler à moi et de se faire aimer…

Que sait-on de la famille d’Angèle ?

Le nom de « Merici » était assez répandu dans le nord de l’Italie au 15e siècle, sous des formes dialectales variées : « Merigh », « Merigo », « Amerigo », etc. (Pensons à Amerigo Vespucci, qui donna son nom aux deux continents du Nouveau Monde !) En 1416 un certain Amerigo Tonsi s’établit à Brescia dans le quartier de la citadelle. Il appartenait à une petite noblesse, pas très riche, puisque les Registres de la ville indiquent qu’il ne put payer la redevance annuelle nécessaire à la conservation de son titre de noblesse ! Un de ses fils, Zaninus Aymerici, obtint en 1430 le titre de citoyen de Brescia pour lui-même et pour tous ses descendants. Ce Zaninus semble avoir été le grand-père de Giovanni Merici, que nous trouvons établi à Desenzano en 1475.

Un procès-verbal du Conseil Communal, en date du 27 septembre 1475, confirme la nomination de G. Merici comme citoyen de la ville. Ce titre pouvait supposer qu’il avait établi sa résidence à Desenzano depuis plusieurs années et qu’il était déjà propriétaire de terres. Nous connaissons la maison natale d’Angèle en ville, à l’actuelle Via del Castello. Jusqu’à la fin du siècle dernier une inscription au premier étage de la maison, située au n° 95, indiquait qu’Angèle y avait vu le jour. Aujourd’hui effacée, cette indication a été remplacée par une plaque commémorative placée sur le mur en face ; celle-ci rappelle la naissance d’Angèle en cette ancienne demeure. Selon la tradition, Giovanni jouissait aussi des « Grezze », une modeste maison de deux pièces, dont une à l’étage, où la famille résidait pendant la saison favorable aux travaux des champs. Aux alentours, le père d’Angèle possédait quelques terrains. Un peu plus loin, dans la région dite « Machetto », là où la tradition populaire place la première vision d’Angèle, il devait aussi cultiver des terres. Ces données sont confirmées par des indications trouvées dans les archives communales.

La mère d’Angèle appartenait à la famille Biancosi, une famille aisée et cultivée de Salò. Il n’est pas certain qu’Angèle ait habité la maison dite « Biancosi » que l’on trouve aujourd’hui. Son cousin, Bartolomeo, un des habitants les plus riches de la commune, l’avait fait aménager vraisemblablement à une date postérieure.

D’après les Registres de la commune, Angèle avait certainement une sœur et deux frères, tous plus âgés qu’elle. Lors du Procès de Canonisation, une famille Merici qui habitait à Darfo se disait descendre en ligne directe d’un frère d’Angèle, Giovanni-Maria ; elle en conservait l’arbre généalogique qui mentionne trois frères, renseignement également fourni par Bellintani. Faino nous dit que vers les années 1540 ils avaient tous quitté la commune de Desenzano, probablement en quête de travail ou de meilleures terres.

Gondi, qui semble avoir recueilli beaucoup de renseignements de la famille Luzzago (Ginevra était une des premières matrones de la Compagnie) mentionne l’existence d’un neveu d’Angèle, le Docteur Tracagno. Une autre sœur aînée d’Angèle aurait-elle épousé un Tracagno de Salò ? Il semblerait plutôt que le « neveu » serait en réalité un simple cousin, appelé « n »veu », selon les usages de l’époque.

L’enfance

Deuils successifs

Vie a Salò

Retour à Desenzano

Premières années à Brescia

Les pèlerinages

La vie apostolique

Dons exceptionnels de la Parole

Préparation de la fondation

La fondation

Développement rapide de la Compagnie

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