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Recherches

Que nous révèlent les documents originaux sur la vie d’Angèle ? Des recherches nous dévoilent son apostolat principal, celui de la parole.

Sainte Angèle, à la lumière de nouvelles recherches

Je me sens un peu comme le père de famille de la Parabole, qui doit « tirer de son trésor de l’ancien et du nouveau ». Vous vous demandez peut-être ce que signifie le titre qui se trouve à l’ordre du jour : « Sainte Angèle à la lumière de recherches nouvelles » ? Avec tout ce qui a déjà été écrit sur notre fondatrice, que peut-il y avoir de neuf ? Ses Ecrits n’ont pas changé ! De nombreuses biographies nous renseignent sur sa vie ! Qu’y a-t-il de plus ?

Ce que nous avons essayé de découvrir, ce sont les documents orignaux qui nous parlent d’Angèle. Je dis « nous », car seule je n’aurais jamais pu mener ce travail à bout. Grâce à la collaboration de notre archiviste, Soeur Luciana Mariani, qui s’est donnée sans compter à la recherche des documents et à leur traduction, grâce à l’aide d’ Elisa Tarolli, membre de l’Institut Séculier Sainte Angèle Merici, grâce aussi à deux spécialistes que nous avons consultés à Brescia, le Docteur Presa, expert en langue et culture italiennes du 16e siècle, et le Docteur Mazzoldi, archiviste de l’Etat, qui s’est penché spécialement sur les manuscrits des Luoghi Pii de Brescia dans la première du moitié du 16e siècle, et qui s’apprête d’ailleurs à publier le résultat de ses recherches – grâce à toute cette collaboration, notre travail a pris peu à peu sa physionomie propre.

Ce que nous avons voulu chercher surtout c’est le visage d’Angèle d’après les témoins de sa vie, c’est-à-dire, une Angèle dépouillée des théories et des interprétations, parfois très pieuses et édifiantes, des siècles postérieurs. Des témoins directs, il y en a : Romano ; qui l’hébergea sous son toit pendant 14 ans ; Gallo, qui l’emmena chez lui a Crémone et qui la logea environ deux ans chez lui à Brescia ; Chizzola, dont Angèle avait fait le Protecteur de la Compagnie ; Boscoli, un voisin ; Tribesco, Chanoine du Latran à Brescia ; Cozzano, le fidèle secrétaire d’Angèle. Ensuite, nous avons les témoins indirects : Nassino, Chroniqueur de Brescia, contemporain d’Angèle, mais qui semble l’avoir vue de loin ; Landini, confesseur des Vierges de Sainte Ursule, celles qui avaient connu Angèle personnellement ; Bellintani, franciscain de Salò, qui avait connu et interrogé la famille et les connaissances d’Angèle. Puis, il y a les témoins postérieurs mais autorisés : Gondi, au début du 16e siècle ; Faino et Doneda, qui tous les deux eurent accès aux documents de la Compagnie. Voilà donc 13 témoins qui nous disent directement ou indirectement ce qu’ils savent.

La première chose qui nous frappe dans la lecture de leurs témoignages et leur accord entre eux sur la physionomie d’Angèle. Comment nous la montrent-ils ? Comme une femme de prière et de vie austère, une femme dont la parole est extraordinairement efficace et pénétrante et qui, vers la fin de sa vie, fonde la Compagnie de Sainte Ursule. Ils nous décrivent le genre de vie et le genre d’apostolat des premières Ursulines. Ont-elles travaillé dans les hôpitaux de Brescia ? Angèle l’a-t-elle fait ? Cela nous le verrons aussi, à la lumière des documents.

I. Sainte Angèle – le témoignage de sa vie

Selon les témoins, Angèle rayonne par sa sainteté, par l’estime dont elle est entourée. Cette estime n’est pas fondée sur quelque chose qu’elle aurait fait, ni même sur des miracles. Elle est fondée sur ce qu’elle était, sur la sainteté de sa vie. Mis en ordre chronologique, les témoignages nous montrent une estime grandissante, si bien que Sainte Angèle se voit de plus en plus entourée par ses contemporains.

La sainteté de sa vie, Angèle la manifeste d’abord par une vie de prière intense. Vous la connaissez : longues heures d’oraison, amour pour la Messe, pour l’Eucharistie – trait important en plein Luthéranisme. Un des motifs qui l’amène à s’installer à Brescia, fut, d’après Bellintani, la plus grande facilité qu’elle y trouvait pour la vie spirituelle : Messe, Sacrements, prédications. Le choix de sa demeure à Sainte-Afre fut influencé par le fait que la maison était contiguë à l’église et qu’Angèle pouvait s’y rendre à volonté.

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