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Quelle anthropologie...

« Quelle anthropologie pour quel développement ? »

Quelles visions de la personne sous-tendent les différentes manières d’envisager le développement ? Voilà une question importante pour porter un regard plus juste sur les diverses positions dans les débats contemporains autour de la crise économique, de la dette des pays en développement, des approches humaines et économiques pour penser l’émergence des pays les plus pauvres de notre planète, du développement durable et du réchauffement climatique…

En 2ème cycle de théologie au Centre Sèvres (Faculté Jésuites de Paris), sœur Laure Blanchon a suivi un atelier sur ce thème avec sœur Cécile Renouard, religieuse de l’Assomption.

Elle nous partage quelques découvertes !

« Quelle anthropologie pour quel développement ? »,
Atelier animé par Cécile Renouard, ra

Dans le cadre de l’atelier sur « quelle anthropologie pour quel développement ? », après avoir écouté une présentation d’ensemble sur les théories et pratiques du développement au travers des 3 derniers siècles, nous nous sommes arrêtés à la lecture d’auteurs proposant différentes approches du développement. Dans cette reprise, après avoir mis en exergue l’urgence d’une réflexion dans ce domaine, je m’arrêterai principalement à la théorie des sept capitaux et à l’approche des capacités.

L’urgence d’une réflexion sur anthropologie et développement

La situation actuelle de crise généralisée avec, certes, la crise financière et économique, mais aussi la crise alimentaire dans nombre de pays du Sud et la crise écologique planétaire nous accule à nous situer comme être humain et comme chrétien face aux défis contemporains liés aux déséquilibres de développement internationaux. Il devient chaque jour plus urgent de réfléchir de manière coordonnée à toutes les dimensions qui touchent au développement : le développement comme croissance économique (avec une volonté de rattrapage en termes de revenus), le développement durable (qui intègre une attention à l’environnement naturel et aux équilibres écologiques à préserver, à la qualité de vie et à la défense des droits et libertés réelles), et la dimension plus politique du développement qui touche à la gouvernance (le développement étant alors pensé comme condition de la paix et de la stabilité politique mondiale).

Il me semble que la crise actuelle peut être une opportunité offerte à l’humanité de développer une compréhension plus globale du développement, une prise de conscience des incidences spatiales et temporelles de nos actes et peut favoriser l’émergence de nouvelles solidarités intragénérationnelles élargies aux dimensions planétaires, et intergénérationnelles en devenant plus responsables afin de permettre des conditions plus propices pour les hommes et les femmes des générations à venir. Peut-être cette crise peut-elle nous permettre d’inventer un nouvel ordre mondial, plus solidaire, plus juste, mais cela suppose de devenir capable de nommer les enjeux, les tensions à maintenir et de se risquer à créer du neuf.

De fait, vouloir affronter la question du développement d’une manière globale, c’est prétendre penser la tension entre progrès et justice, deux références morales difficilement conciliables. Si l’on met l’accent sur le progrès, alors on fait davantage attention aux conditions économiques de la croissance et on se réfère au modèle capitaliste, aux valeurs de performance et de compétition, au progrès lié à l’amélioration du bien-être. Si on met l’accent sur la justice, on est plutôt attentif aux conditions politiques du développement, à la défense des droits de l’homme, de la démocratie, et sensible à une certaine forme de justice sociale. Nous sommes appelés à nous situer dans cette tension entre une logique de marché et une logique centrée sur le développement humain, et donc à en venir à une réflexion sur notre vision de la personne humaine et sur notre vision de ce qu’est vivre ensemble sur la même terre.
Pour ma part, il me semble qu’au nom de ma foi, je suis amenée à décider de mettre la personne humaine au centre, et en particulier la personne humaine pauvre, vulnérable, exclue. Je crois que réfléchir à l’enjeu anthropologique du développement peut ouvrir la porte à une nouvelle inventivité pour vivre ensemble.

Pour poursuivre ces quelques réflexions, je m’arrêterai à deux manières de penser le développement.

Théorie des sept capitaux et approche des capacités

La théorie des sept capitaux a été développée principalement à partir de la deuxième partie des années 1990 par des personnes proches de la Harvard University, telles que M. Porter, F. Fukuyama, M. Fairbanks. Dans cette théorie, le développement est pensé comme le développement de capitaux : capital naturel, capital manufacturé, capital financier, capital humain, et dans le capital humain, le capital social (ce qui permet la coopération entre les individus et les groupes). Ce modèle de développement recherche l’accroissement de ces capitaux, il est ordonné à la croissance économique et à l’élévation de la productivité, la culture étant mise explicitement à son service. La culture y devient une auxiliaire d’un modèle de développement occidental plutôt nord-américain, mettant en priorité la productivité.

L’approche des capacités a été développée initialement par A. Sen. A. Sen essaie de penser le conflit entre démocratie, efficacité et critère minimum d’équité. Il le fait en s’inscrivant dans la ligne de pensée ouverte par J. Rawls dans Theory of Justice (1971).
Dans son ouvrage, J. Rawls critique les utilitaristes pour qui la justice est la recherche du plus grand bonheur possible pour le plus grand nombre de personnes possibles. Mais cette perspective est prête à sacrifier les plus vulnérables. En désaccord avec cette vision de la justice, Rawls développe sa théorie de la justice qui reste un repère dans la réflexion contemporaine : sous le voile d’ignorance de ce que sera leur position dans la société, les citoyens établissent un contrat qui vise à permettre une société plus juste. Trois principes structurent ce contrat de société : la liberté pour tous les citoyens, puis l’égalité développée en deux principes : principe de l’égalité des chances et principe de différences ou réduction des inégalités des ressources de telle sorte que la part de celui qui a le moins soit toujours maximisée (appelé maximin).
Pour accroître la force du principe du maximin (maximiser la part de celui qui a le moins) développé par Rawls, Sen propose un leximim selon lequel il réitère l’emploi du critère du maximin rawlsien, permettant de maximiser la part d’un nombre toujours plus grand de personnes. Le leximin permet d’affiner le maximim, étant tenus les deux premiers principes rawlsiens d’égalité des libertés fondamentales et égalité des chances. Sen souligne qu’avoir accès aux ressources (droits et libertés fondamentales, liberté de mouvement et libre choix des position en contexte d’égalité des chances, pouvoir et prérogatives attachées aux fonctions, revenus monétaires et richesses accumulées, base sociale du respect de soi) ne signifie pas forcément avoir accès à des capacités et à leurs fonctionnements. Par exemple, même s’il existe un réseau de transport en commun permettant la libre circulation des personnes dans la ville, la personne ayant un handicap n’a pas forcément la possibilité d’y accéder. Cela amène Sen à vouloir davantage prendre en compte les situations individuelles et les possibilités de mise en œuvre des libertés, ainsi qu’à développer une attention aux conditions sociales permettant d’exprimer capacités et droits.
Le développement selon l’approche des capacités consiste surtout dans l’accroissement de la capacité d’une personne à faire et être, et la capacité pour elle de choisir ce qu’elle veut faire et être. Il s’agit de développer l’aptitude à faire des choix libres et autonomes, à créer les conditions matérielles, sociales et politiques permettant aux personnes de prendre conscience et de réaliser librement leurs potentialités. Dans le sillage de Sen, tout un mouvement autour de l’approche des capacités se dessinent : alors qu’A. Sen insistait surtout sur l’autonomie et la liberté des personnes, M. Nussbaum met davantage l’accent sur ce que sont précisément ces capacités humaines de base, elle en établit la liste, et elle est très vigilante sur la possibilité de mise en œuvre de ces capacités et libertés. P. Ricoeur et S. Deneulin, quant à eux, sont sensibles à la dimension intersubjective et à l’inscription dans une histoire au sein d’une société. S. Deneulin cherche dans cette direction comment contribuer à la transformation de structures injustes, n’allant toutefois pas jusqu’à la position de Gutierrez selon lequel il n’est pas possible de penser cette transformation en restant à l’intérieur du système libéral et capitaliste.

Ceci étant posé, je vais reprendre, à partir de quatre questions thématiques, les propositions des auteurs afin de mettre en lumière leurs différences quant à la manière d’appréhender le développement. Je ferai trois groupes :

  • le premier avec le développement comme croissance économique (Fairbanks, Porter),
  • ensuite, le développement selon l’approche des capacités (Sen, Nussbaum),
  • enfin, le développement selon l’approche des capacités avec une attention à la dimension intersubjective et à l’inscription dans une histoire (Ricœur, Deneulin).

1) Quelles sont les composantes (économiques, sociale, politique, etc) du développement humain diversement prises en compte par ces auteurs ?

  • développement comme croissance économique (Fairbanks, Porter) :
    Porter et Fairbanks se préoccupent de la croissance du PIB, du développement des sources du capital. La culture est asservie à l’accroissement de la productivité.
  • développement selon l’approche des capacités (Sen, Nussbaum) :
    Sen veut résoudre le conflit entre démocratie, efficacité et équité par une prise en compte des situations au niveau individuel et une attention à l’accès et à la possibilité de développer ses capacités individuelles. La priorité est donnée à la liberté et aux conditions de mise en œuvre de cette liberté
  • développement selon l’approche des capacités avec une attention à la dimension intersubjective et à l’inscription dans une histoire (Ricœur, Deneulin) :
    Ricoeur et Deneulin inscrivent la notion de capacités dans un faisceau de relations et prêtent une attention au besoin d’être reconnu par des institutions et inscrit dans une dimension sociale. L’attention à la situation historique et à ce qu’elle a forgé dans les personnes est une force de cette manière d’appréhender l’approche des capacités.

2) Quelles conceptions de la justice sociale en découlent ?

  • développement comme croissance économique (Fairbanks, Porter) :
    La justice sociale est vue comme un accroissement de la productivité, du PIB par habitant au niveau global de la société. La distribution se fait selon la compétitivité des partenaires, le plus fort est celui qui recevra le plus.
  • développement selon l’approche des capacités (Sen, Nussbaum) :
    La justice sociale est vue comme la possibilité pour la personne de pouvoir développer ses aptitudes, de devenir capable de faire des choix libres et autonomes sur ce qu’elle veut être et faire de sa vie. L’accent est très fort mis sur les libertés individuelles, avec une attention aux plus pauvres.
  • développement selon l’approche des capacités avec une attention à la dimension intersubjective et à l’inscription dans une histoire (Ricœur, Deneulin) :
    La justice sociale est vue comme la capacité d’accéder à une reconnaissance de soi et à une certaine autonomie en s’inscrivant dans une société, marquée par une histoire, en relation avec d’autres. L’accent est davantage mis sur les libertés inscrites dans un réseau intersubjectif, ne craignant pas de remettre en cause certaines structures sociales génératrices d’exclusion : aider les sans-voix à y accéder va de pair avec une conscientisation des plus riches quant aux mécanismes d’exclusion.

3) Quelles sont les conséquences en termes de politiques publiques des accents mis sur le plan anthropologique ?

  • développement comme croissance économique (Fairbanks, Porter) :
    Les conséquences en termes de politiques publiques vont principalement consister à travailler à la transformation de tout ce qui freine la croissance économique selon le modèle libéral : abaissement des barrières douanières, libre circulation des personnes, biens, services, capitaux pour favoriser le grand marché, priorité aux productions visant une forte croissance et l’exportation plutôt qu’aux cultures vivrières, éventuellement Plan d’Ajustement Structurel avec tout ce que cela comporte comme conséquences sociales et culturelles…
  • développement selon l’approche des capacités (Sen, Nussbaum) :
    Les conséquences en termes de politiques publiques vont surtout consister à créer les conditions permettant l’accès aux capacités de base. Si nous regardons la liste des capacités de base proposée par M. Nussbaum , outre un système législatif garantissant les libertés fondamentales à tous, nous pouvons penser en particulier à tout ce qui touche aux infrastructures sanitaires et éducatives.
  • développement selon l’approche des capacités avec une attention à la dimension intersubjective et à l’inscription dans une histoire (Ricœur, Deneulin) :
    A partir de ce que dit Ricœur autour de l’accès à la parole, à la capacité de se raconter, d’entrer en relation avec d’autres et d’y vivre l’expérience d’être reconnu dans sa dignité par l’autre, il me semble qu’il s’agirait alors en termes de politiques publiques de développer les lieux de socialisation. Deneulin insiste sur la responsabilité de transformation des structures injustes et la prise en compte de la dimension socio-historique et intersubjective. Toutefois, je ne vois pas concrètement ce que pourraient être les implications en termes de politiques publiques.

4) Comment décrire les défis pour la mise en œuvre et l’évaluation de projets de développements ?
Je me propose dans cette dernière question thématique de pointer ce qui m’interroge dans les approches du développement auxquelles je me suis arrêtée.

  • développement comme croissance économique (Fairbanks, Porter) :
    Dans cette perspective, il y a sans doute un accroissement du PIB/ habitant au niveau global, mais comment sont prises en compte les inégalités de répartition de l’accroissement du PIB ? Comment est envisagé et mesuré le « coût humain » (sacrifice des plus faibles pour la croissance du plus grand nombre) ? Comment est pris en compte le développement au niveau local et les disparités selon les lieux ? Comment travaille-t-on dans cette approche pour limiter les processus d’exclusion des « non-rentables économiquement » ?
  • développement selon l’approche des capacités (Sen, Nussbaum) :
    Parvenir à mesurer les capacités humaines et l’accès à ces capacités demeure fort problématique. D’autre part, est-il pertinent d’établir une liste des capacités de base ? Si oui, comment l’établir ? De plus, que penser si l’on est en régime très autoritaire, voire dictatorial, où les libertés fondamentales sont très réduites ou inexistantes ? Cette manière de penser le développement serait-elle réservée à ceux qui sont en contexte démocratique ?
  • développement selon l’approche des capacités avec une attention à la dimension intersubjective et à l’inscription dans une histoire (Ricœur, Deneulin) :
    Cette manière de penser le développement insiste sur le développement d’une capacité à se dire, à devenir autonome en étant en relation avec d’autres, au fil d’une histoire. Comment évaluer cela ? Comment aider à sa mise en œuvre ? Cela ne relève-t-il pas pour une large part du mystérieux chemin intérieur de chacun dans son accès très progressif à une humanité debout et vivante ?

Ayant achevé cet approfondissement thématique, je voudrais relever deux points.

Tout d’abord, il me semble particulièrement important de faire la distinction entre croissance et développement, sans renier la nécessité d’une croissance, car il faut continuer à accroître la richesse pour permettre à tous d’accéder à la nourriture, à un minimum de sécurité sanitaire, à un toit, à un bien-être social minimal, ce qui ouvrira alors la possibilité à la personne de se préoccuper d’autre chose que de la survie quotidienne.
D’autre part, relevons que le libéralisme, qui est l’organisation la plus efficace économiquement au niveau global, peut être vu comme en rupture avec certaines valeurs sociales. Selon les valeurs qu’il met en priorité, chacun peut ensuite prendre position dans le débat : cautionner le libéralisme économique (comme le fait la proposition des sept capitaux) ou se situer dans une perspective plus critique (dans la ligne d’A. Sen visant à s’inscrire au sein du libéralisme tout en l’infléchissant) ou franchement en rupture avec le modèle libéral (Gutierrez).

Pour ma part, il me semble urgent de penser un développement économique au service du développement humain. Le développement économique en soi ne suffit pas, il est important de l’ordonner au service de la personne humaine et de la vie humaine en société. Le développement économique ne saurait impliquer une destruction de la culture ou de la qualité de relations entre les personnes.

C’est probablement en ce lieu que se situe la responsabilité de l’Eglise de dire une parole qui éveille les consciences, aiguise l’attention à l’autre et en particulier au plus vulnérable, appelle à convertir notre regard pour que nous incluions le pauvre dans notre intelligence du développement...
Frère Aloïs, prieur de Taizé, dans sa dernière lettre du Kenya, souligne :
« Pour participer à la construction d’une famille humaine plus unie, une des urgences n’est-elle pas de regarder le monde ‘‘à partir d’en bas’’ ? Ce regard implique une grande simplicité de vie. Les communications deviennent de plus en plus faciles, mais en même temps les sociétés restent très compartimentées. Le risque de l’indifférence réciproque ne cesse de croître. Dépassons les cloisonnements de nos sociétés ! Allons vers ceux qui souffrent ! Rendons visite à ceux qui sont mis de côté, maltraités ! ».
En note, Frère Aloïs explicite ce qu’il veut dire par « à partir d’en bas », expression de D. Bonhoeffer qui appartenait à un milieu plutôt privilégié mais qui, pendant la Seconde Guerre mondiale, a été jeté dans la précarité, emprisonné et exécuté pour son engagement dans la résistance. Bonhoeffer écrit en 1943 : « C’est une expérience d’une valeur incomparable que d’avoir appris tout à coup à regarder les grands événements de l’histoire mondiale à partir d’en bas, depuis la perspective des exclus, des suspects, des maltraités, des gens sans pouvoir, des opprimés et des rejetés, en un mot : de ceux qui souffrent. ».

Probablement, cette inclusion de la manière de regarder des plus pauvres en allant jusqu’à « partir d’en bas » dans nos manières de penser la justice sociale, les politiques publiques, la vie ensemble dans nos quartiers et lieux de vie comme dans les rapports nord-sud est-elle un chemin pour renouveler notre vision du développement.

Laure Blanchon, Ursuline
Janvier 2009

Bibliographie :

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I. BERTEN, JC. LAVIGNE, Mondialisation et universalisme, Echos bibliques, Lumen Vitae, 2003
S. DENEULIN, « Necessary Thickening. Ricoeur’s ethic of Justice as a complement to Sen’s capability approach », in Séverine Deneulin, Mathias Nebel and Nicholas Sagovsky, eds,Transforming unjust structure. The capability approach, Springer, 2006, p. 27-45.
JL. DUBOIS, C. RENOUARD, « Amartya Sen, Une approche à poursuivre… et à dépasser », Projet n°306, septembre 2008, p. 12-19
M. FAIRBANKS, « Changing the mind of a nation : elements in a process for creating prosperity », in Lawrence E. Harrison & Samuel P. Huntington (dir.), Culture matters. How values shape human progress, Basic Books, 2000, p. 268-281.
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G. GIRAUD, JL. DUBOIS, « Amartya Sen, l’économie d’acteurs capables », Projet n°306, septembre 2008, p. 4-11
L. HARRISON, « Promoting progressive cultural change », in Lawrence E. Harrison & Samuel P. Huntington (dir.), Culture matters. How values shape human progress, Basic Books, 2000, p. 296-307.
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JP. OLIVIER de SARDAN, Anthropologie et développement. Essai en socio-anthropologie du changement social, Paris, Karthala, 1995, « Introduction », p. 7-23, « Un renouvellement de l’anthropologie ? », p. 45-54.
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C. RENOUARD, La responsabilité éthique des multinationales, PUF, 2007, p. 3-39 et 139-186
P. RICOEUR, « Capabilities and rights », in Séverine Deneulin, Mathias Nebel and Nicholas Sagovsky, eds, Transforming unjust structure. The capability approach, Springer, 2006, p. 17-26.
A.SEN, « Eléments d’une théorie des droits humains », in Jean de Munck et Bénédicte Zimmermann, La liberté au prisme des capacités. Amartya Sen au-delà du libéralisme, Paris, Ed de l’EHESS, 2008, p.139-183.
A. SEN, « La liberté individuelle : une responsabilité sociale », L’Economie est une science morale, trad. M. Canto-Sperber, Paris, La découverte, 1999, p. 43-76.

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Sainte Angèle Merici

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Dernière mise à jour :
19 février 2018