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Prier dans la vie quotidienne

Prière avec Angèle dans le concret quotidien

Dieu nous rejoint dans le concret de notre vie. Même la vie de Jésus est émaillée d’exemples où le concret qu’Il rencontre lui est occasion de prière : la beauté des champs, la foi d’un père de famille, la confiance d’une malade, la faim des autres (pensons à la multiplication des pains…), la simplicité des enfants, les moments d’épreuve et de souffrance, l’abandon total au moment de la mort.

Angèle, de son côté, avec ses deux pieds sur terre - n’oublions pas qu’elle était terrienne d’origine – nous invite à trouer Dieu dans nos relations avec les autres, dans notre profession, dans les circonstances diverses de notre vie. Nous verrons donc tour à tour la prière d’Angèle pour les autres, sa prière avec les autres, et enfin ses conseils de prière au milieu de nos occupations quotidiennes.

I. Prier pour les autres

Prière pour notre famille

Qui sont-ils, ces autres ? D’abord, bien sûr, les membres de notre propre famille. C’est peut-être une des prières qui nous rejoint le plus. Combien de fois n’avons-nous pas prié pour nos parents, notre conjoint, nos enfants, parfois le cœur serré d’angoisse ! Angèle aussi a prié pour sa famille. Nous nous rappelons qu’elle a vécu en peu de temps la mort successive de sa sœur aînée et de ses parents. Ces épreuves ont dû la marquer d’une impressionnabilité plus grande. Pensons à ce que décrit Sainte Thérèse de Lisieux après la mort de sa maman.

La sœur d’Angèle, d’après les registres de la commune de Desenzano, a dû causer quelques soucis. En effet, Jean Merici, son père, a été plusieurs fois frappé d’amendes à cause des frasques de ses enfants : vols de fruits et de bois chez le voisin, négligences dans la garde des troupeaux qui ont erré dans le champ ensemencé du voisin. Est-ce pour ces motifs qu’Angèle craint pour le sort de sa sœur après sa mort ? Elle y pense souvent et prie sans relâche pour elle, jusqu’au jour où, se trouvant à travailler dans les champs, elle reçoit de Dieu une grâce de réconfort et voit sa sœur tout heureuse dans son éternité.

Angèle prie aussi « pour son père, sa mère, sa famille, ses amis » (R 5, 24), en demandant au Seigneur de leur pardonner leurs égarements, leurs fautes, leurs péchés. Comme nous, elle désire qu’ils soient heureux. Comme nous, elle se rend compte que le bonheur le plus profond, le plus durable, c’est celui que Dieu accorde dans sa miséricorde envers chacun, malgré ses limites, ses erreurs, parfois ses refus.

Prière pour ceux qui souffrent… et qui font souffrir

Angèle a dû intervenir plusieurs fois en faveur de ceux qui souffrent… et qui font souffrir… A son retour de Mantoue, elle plaida en faveur d’un membre de sa famille (ou d’un ami ?) qui avait vu ses biens confisqués et qui avait été obligé de s’exiler pour échapper à la fureur du Prince, Louis de Castiglione. Celui-ci a laissé à l’histoire le souvenir d’un homme colérique, dur et autoritaire. En fait, c’était le grand-père du futur Saint Louis de Gonzague, mais il n’avait rien d’un saint ! Avec courage, Angèle s’est introduite dans son château pour demander audience. Romano, qui a assisté à la scène, nous dit qu’avec quelques paroles bienveillantes, elle réussit à retourner le prince et à le persuader non seulement de laisser tomber sa colère, mais même de rendre les biens qu’il avait confisqués. On peut présumer que cette visite avait été précédée d’un bon temps de prière, pour obtenir de Dieu la grâce de la réconciliation. Romano ajoute que cet événement eut un certain retentissement, car beaucoup de gens eurent recours à Angèle dans la suite, lui demandant de plaider en leur faveur auprès des grands.

Angèle s’est vue forcée d’intervenir dans des circonstances difficiles. Nous nous souvenons de deux personnages, Francesco Martinengo et Filippo Sala, qui s’étaient provoqués en duel. Leurs épouses avaient supplié Angèle de faire quelque chose, là où même le Gouverneur de la ville avait échoué. Un des biographes, Faino, nous dit qu’Angèle se mit d’abord en prière. Puis elle alla trouver chaque ennemi séparément. Elle finit par faire annuler le duel, mais elle avait commencé par la prière.

Son premier pèlerinage à Varallo, en 1528, avait été entrepris en temps de guerre. Plusieurs armées s’affrontaient sur le sol d’Italie : celles de Charles-Quint, empereur du Saint Empire Germanique, celles des Vénitiens, des Français et de la Papauté. Angèle, toujours d’après Faino, entreprit ce pèlerinage en esprit de prière et de pénitence, afin d’obtenir de Dieu la paix pour son peuple. Il ajoute qu’elle en revint avec l’assurance d’être exaucée. De fait, quelque temps après, des accords mirent fin au conflit par le « Traité des Dames » à Cambrai.

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