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La fondation

Fondation de la Compagnie de Sainte Ursule

La préparation

Angèle devait avoir une vingtaine d’années. Sa vie avait été plutôt éprouvante : née dans une famille unie et heureuse, elle vit mourir sa sœur aînée, puis sa mère et son père. Elle dut quitter sa maison et aller chez son oncle à Salo’, pour une vie totalement différente : non plus la campagne, mais la ville ; non plus la vie simple et laborieuse de Desenzano, mais celle d’une famille aisée, chez son oncle, le notaire Biancoso de Bianchis.

Angèle s’était déjà sentie appelée à une vie de prière et de renoncement ; elle la développa encore en se rattachant au Tiers Ordre de Saint François, ce qui justifiait ses longs moments de prière à l’église, une vie sacramentelle fervente, et des jeûnes rigoureux. Rappelons qu’à cette époque, le jeûne était la base d’une vie chrétienne fervente. Ainsi, par exemple, le Pape Clément VII jeûnait presque tous les jours, tandis qu’il ne célébrait sa Messe en semaine qu’une fois tous les quinze jours…

Puis, Angèle est revenue à Desenzano où elle participait à la vie quotidienne des femmes de son temps. C’est là, au milieu des champs, au temps de la moisson, que le Seigneur lui fait connaître son appel : fonder à Brescia une Compagnie de Vierges. Appel bouleversant et inattendu reçu non dans une église, ni dans sa chambre, mais dans son milieu de travail, appel qu’Angèle mûrira pendant une quarantaine d’années avant de le mettre à exécution.
Pendant une vingtaine d’années Angèle continuera sa vie simple et priante à Desenzano. Puis, un jour, ses supérieurs franciscains lui demandèrent de déménager et de se rendre à Brescia, pour consoler une patricienne, Catherine Patengola, que dans la guerre récente avait vu mourir son mari, ses fils, et sa fille, et qui restait seule avec une petite-fille, Isabella, âgée de quatre ans. Angèle y demeura pendant un an ou deux. De son côté, elle était introduite dans le milieu patricien de Brescia ; du côté de Catherine, l’influence d’Angèle fut bénéfique, car les Polizze d’Estimo révèlent qu’ensuite, elle adopta un petit orphelin et le fit éduquer, lui fit apprendre métier jusqu’à ce qu’il soit à même de prendre sa vie en main.

Sa mission de consolation terminée, Angèle choisit de rester à Brescia, où elle peut assister à la Messe tous les jours, recevoir les Sacrements plus souvent, entendre des homélies pour soutenir sa foi. Elle accepte l’invitation d’une jeune marchant de drap, Antonio Romano et vient loger chez lui, dans le quartier de Sainte Agathe, à la frontière entre les riches et les pauvres. Sa présence rayonne, et elle se voit de plus en plus sollicitée à donner l’appui de ses prières, assurer des conseils, intervenir en faveur des petites gens.

Le témoignage de Romano au Procès Nazari est précieux : il nous révèle que de jour en jour, comme sa sainteté grandissait, la renommée de sa vie très pieuse se répandit dans la population, de sorte que de très nombreuses personnes de gens de la cité de Brescia accouraient à elle, qui pour obtenir quelque grâce du Seigneur par la médiation de ses prières très ferventes, qui pour apaiser quelque discorde née entre citoyens et autres nobles de la ville [1]. Donc, Romano a vu l’influence d’Angèle augmenter progressivement, pendant environ 14 ans. Ainsi, le Seigneur commence à préparer Angèle à sa mission, celle de la fondation de la Compagnie.

La fondation de la Compagnie

[1Soeur Marie Bénédicte Rio, o.s.u., « Angèle Merici, le scribe et les témoins », Le procès Nazari, Rome, 2001, p. 103..

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