La Fête-Dieu - Ursulines de l'Union Romaine
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La Fête-Dieu

La célébration de la “Fête-Dieu”, aujourd’hui "Fête du Corps et du sang du Christ" existe depuis le XIIIe siècle ; elle est née en lien avec l’approfondissement théologique de la présence du Christ dans l’Eucharistie. Chaque messe est la fête du Christ qui se donne en vraie nourriture et vraie boisson.

La procession du Saint Sacrement demeure pour beaucoup le signe d’une foi vivante en Jésus-Hostie.
Sainte Thérèse de Lisieux partage à ses novices sa joie de suivre la procession et leur explique le sens des roses effeuillées sur le chemin.
« Les fêtes, je les aimais tant ! … J’aimais surtout les processions du Saint-Sacrement, quelle joie de semer des fleurs sous les pas du Bon Dieu !…mais avant de les y laisser tomber je les lançais le plus haut que je pouvais et je n’étais jamais aussi heureuse qu’en voyant mes roses effeuillées toucher l’Ostensoir sacré… ».

Au Carmel, maîtresse des novices, elle propose ce geste à ses sœurs.
« Chaque soir de juin 1896, la maîtresse des novices et les cinq jeunes sœurs du noviciat, se retrouvent après complies, vers 20 h, autour de la croix de granit du préau. Elles recueillent les roses effeuillées au pied d’une vingtaine de rosiers et les lancent vers la Crucifié : C’est à qui ira le plus haut et en laissera tomber sur la Face de notre bon Jésus. »

L’explication profonde de la rose effeuillée se trouve dans la Manuscrit B de septembre 1896. Thérèse explicite le sens de ces pétales jetés vers Jésus en reliant ce geste à sa récente découverte de « la voie d’enfance ».

« Je n’ai d’autre moyen de te prouver mon amour, que de jeter des fleurs, c’est-à-dire de ne laisser échapper aucun sacrifice, aucun regard, aucune parole, de profiter de toutes les petites choses et de les faire par amour… » (Ms B 4,44)

Les roses de Thérèse sont tous les actes d’amour, tous les sacrifices, le plus souvent cachés aux yeux de ses sœurs. Peu importe, Jésus les voit. Thérèse sait qu’en eux-mêmes, ces petits actes ne sont rien. Mais elle les jette au Crucifié-Ressuscité. A ce contact divin, ses actes dérisoires prennent une valeur infinie.

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