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L’Eglise-Epouse

Le mystère de l’Eglise-Epouse chez Sainte Angèle Mérici

Dans le climat de renouveau qui caractérise l’Eglise de son temps, Sainte Angèle Mérici vit en elle-même et de façon exceptionnelle le mystère de l’Eglise "épouse". C’est là ce qui constitue l’axe de sa pensée et de son agir, la note la plus frappante de son expérience, de sa spiritualité et de sa maternité de fondatrice.

Cela résulte, en tout cas, de tout ce que nous rélèvent avec le plus de certitude la Regola, les Ricordi, les legati, miroir authentique de son âme et révéltion de sa façon de sentir le Christ, d’ accueillir le Christ, de répondre au Christ, "il nostro dolce e benigno sposo Gesù" (Reg. XI).

La spiritualité "nuptiale" dans la ligne de la vocation à la virginité part d’une conviction "théologique : il s’agit d’une intitiative de "Celui qui aime" (Ric. 9, Leg. 11), qui "choisit" et appelle "à être de vraies et virginales épouses du Seigneur (Reg. Pr.). Il s’agit d’une grâce et d’une dignité immenses (cf. Reg. Pr.) qui réclament la réponse de l’amour.

Les exigences de la Règle, avec son climat d’ascèse courageuse et joyeuse, sont toutes ordonnées à une mystique qui, abandonnant la vierge à l’action de l’Esprit, veut l’aider à "plaire le plus pmossible à son Epoux Jésus-Christ" (Leg. 4). C’est ainsi qu’il devient le Tout de l’épouse, selon un texte remarquable de la Règle (cf. Chap. XI). C’est ainsi seulement que le Christ devient pour la vierge "l’unique trésor", et donc aussi l’Amour. Et c’est ainsi seulement, dans l’optique d’Angèle, que la vierge peut vivre pleinement la fidélité nuptiale et "faire honneur à Jésus-Christ à qui elle a promis sa virginité et son être tout entier" (Ric. 5).

Cette fidélité est celle de l’amour unitif par lequel la vierge, comme l’Eglise et avec elle, est "sainte, sans tache ni ride ni rien de tel", perpétuellement tendue vers le colloque-communion dont les ultimes paroles de la Révélation nous transmettent l’écho dans le dialogue entre l’Esprit de Jésus et l’Epouse : "Viens" !".
C’est la fidélité de la rencontre qui, dans la foi et l’amour, maintient la vierge toujours tendue vers la "face resplendissante" de l’Epoux car il est, lui, et lui seul, sa "vie et son espérance". Et elle veut qu’il brûle dans son "ivin amour", comme dans une "fournaise ardente", tout ce qu’elle est et tout ce qu’elle possède.
Et de cette relation sponsale avec le Christ pleinement, consciemment et fidèlement vécue, découle la grâce d’une maternité de l’Esprit que les Ursulines doivent exercer, à la suite de leur première mère, par le témoignage de ce qu’elles sont et par le ministère de la parole. "Epouse" et "mère", à l’image de l’Eglise et à la ressemblance de Sainte Angèle Mérici, telle est donc l’identité de l’Ursuline, qu’elle soit religieuse ou séculière.

Extrait d’une conférence du Père Valentino Macca, ocd.

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