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Hymne à sainte Ursule

Honneur au Saint Esprit, qui dans l’esprit de la vierge Ursule,
A rassemblé, comme des colombes, une troupe virginale.
Ainsi, comme Abraham, elle a quitté sa patrie à son tour
Et pour l’amour de l’Agneau, elle s’est aussi dépouillée
des fiançailles avec l’homme.

Bilderzyklus Kölnischer Meister 1456

Car cette armée très chaste et resplendissante comme l’or
A traversé la mer, avec sa chevelure virginale.
Oh, qui a jamais entendu rien de semblable ?
Et pour l’amour de l’Agneau, elle s’est aussi dépouillée
des fiançailles avec l’homme.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.
Et pour l’amour de l’Agneau, elle s’est aussi dépouillée
des fiançailles avec l’homme.

Un gâteau de miel fondant, telle fut la Vierge Ursule,
Lorsqu’elle désira embrasser l’Agneau de Dieu.
Du miel et du lait sous sa langue
Car elle a rassemblé autour d’elle une troupe de vierges,
Comme un jardin couvert de fruits, et la fleur des fleurs.

Dès lors, dans la plus noble aurore, réjouis-toi, fille de Sion !
Car elle a rassemblé autour d’elle une troupe de vierges,
Comme un jardin couvert de fruits, et la fleur des fleurs.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit.
Car elle a rassemblé autour d’elle une troupe de vierges,
Comme un jardin couvert de fruits, et la fleur des fleurs.

Ô pourpre de sang, tu t’es écoulée des hauteurs que la Divinité a touchées.
Tu es la fleur que le souffle froid du serpent n’a jamais blessée.

La ferveur divine, dans les plus hautes louanges,
A donné à la vierge Ursule et à sa troupe un baiser de paix au sein de tous les peuples.

Quelle que fût la route par laquelle elles arrivaient,
Elles étaient accueillies avec joie, comme des envoyées du Ciel,
Car leur dévotion paraissait digne de grands honneurs.

De leur propre patrie, d’autres pays aussi, des hommes pieux et sages vinrent se joindre à elles,
pour leur offrir une chaste garde, et les servir en tout.
Car Dieu a fait savoir, dès la première femme, que la femme vivrait de la garde de l’homme.
Car l’air vole, et remplit son office avec toutes les créatures,
Mais le firmament est son soutien et il se nourrit de ses forces.

Et ainsi ces jeunes filles étaient soutenues par le plus grand des hommes,
Porte-enseigne du royal fils de la nature virginale.

Mais le Diable, dans sa jalousie, s’en moqua car il n’a laissé intacte aucune œuvre de Dieu

Ô Eglise, tes yeux sont semblables au saphir, et tes oreilles à la montagne de Béthel.
Ton nez est comme une montagne de myrrhe et d’encens,
Et ta bouche comme le son d’eaux multiples.

Dans la vision de la vraie foi, Ursule a aimé le Fils de Dieu,
abandonné l’homme et le siècle, posé ses regards sur le soleil
et appelé le plus beau des jeunes gens en disant :
« Pleine de désir, j’ai désiré venir à toi et demeurer à tes côtés grâce à des noces célestes,
Accourant vers toi par une route étrangère, comme le nuage qui court dans l’air pur, tel le saphir ».
Quand Ursule eut ainsi parlé cette nouvelle se répandit parmi tous les peuples.
Et ils dirent : « l’ignorance de la jeune fille, dans son innocence, ne sait pas ce qu’elle dit ».
Et ils se mirent à la plaisanter en un grand concert, jusqu’à ce qu’une charge de feu tombe sur elle.
Tous alors comprirent car le mépris du monde est comme la montagne de Béthel.
Et ils connurent aussi la très suave odeur de la myrrhe et de l’encens,
Car le mépris du monde s’élève au-dessus de tout.

Alors le Diable s’empara de tous ceux qui font corps avec lui et ils tuèrent,
Dans ces jeunes filles, ce qu’il y a de plus noble.
Et tous les éléments entendirent ce grand cri et, devant le trône de Dieu, ils dirent :
« Ô douleur ! Le sang vermeil de l’innocent Agneau a été versé le jour de ses noces. »

Bilderzyklus Kölnischer Meister 1456

Que tous les cieux l’entendent à leur tour et que, dans une symphonie suprême, ils louent l’Agneau de Dieu !
Car l’antique serpent a été étouffé par ces perles, faites du Verbe de Dieu.

Lorsque le cri du sang d’Ursule et de sa troupe innocente
Résonna devant le trône de Dieu, dans une apparition véritable de la Trinité,
L’antique prophétie de Mambré arriva, et elle dit :
« Ce sang nous touche. A présent réjouissons-nous tous ! »
Ensuite parut la congrégation de l’Agneau, avec le bélier accroché au buisson, et elle dit :
« Louange à Jérusalem pour la pourpre de ce sang ! »
Puis vint le tour du sacrifice du veau, tel que le présentait l’ancienne loi,
Le sacrifice de la louange au vêtement chatoyant
Qui cachait à Moïse la face de Dieu, ne lui montrant que son dos.
Ce sont là les prêtres, dont les langues révèlent Dieu,
Sans qu’ils puissent parfaitement le voir.
Et ils dirent : « Ô très noble troupe,
Cette vierge qui sur terre est appelée « Ursule »,
Porte aux cieux le nom de « colombe »,
Car elle a rassemblé autour d’elle une troupe innocente. »

Ô Eglise, sois louée pour cette troupe !
Cette troupe immense, le buisson ardent que vit Moïse en était le signe.
Dieu l’avait plantée avec la première racine, l’homme façonné avec la glaise du sol,
Pour qu’elle vive sans se mêler à l’homme.
Quand l’appel de sa voix claire a retenti,
Dans l’or, le topaze et le saphir le plus pur, elle était enveloppé d’or.
Que tous les cieux à présent se réjouissent
Et que tous les peuples se parent de ces vierges. Amen.

Hymne à sainte Ursule

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