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Gazette N°29

La Gazette des Archives
N° 29– 15 mai, 15 juin 2016

Les vieux chroniqueurs racontent qu’un jour de l’année 633 ou 636, sous le règne du roi Dagobert et l’épiscopat de Saint Omer, un mystérieux bateau sans rames, sans voiles et sans matelots, entra dans l’embouchure de la Liane, aujourd’hui port de Boulogne.

Le Char de Notre Dame du Grand Retour

À bord se trouvait une statue de la Vierge entourée d’une extraordinaire lumière. Les indigènes accourus sur le rivage s’en emparèrent et la transportèrent dans une chapelle de la « haute ville » qui fut par la suite transformée en église puis en cathédrale.
Tel est l’essentiel de la poétique légende qui est à l’origine du pèlerinage boulonnais.
La statue de la légende n’existe plus. En bois sculpté et haute d’environ 1m 13, elle représentait une femme assise tenant un enfant dans le bras gauche. Elle a été brûlée à la révolution française ; il n’en reste plus qu’un fragment.
Le pèlerinage attirait les foules.
À partir d’août 1854, a eu lieu, la première grande procession renouvelée chaque année, à travers la ville.
En 1938 fut organisé un Congrès marial qui attira plus de 200.000 personnes. Une nouvelle statue de la Vierge assise a été sculptée dans un cèdre du Liban. En préparation à ce congrès est née l’idée de réaliser des voies mariales qui ont convergé de divers points du Nord de la France vers Boulogne.
Quatre statues blanches comme celle-ci furent tirées de paroisse en paroisse, elles ont suscité la ferveur populaire.
Cette idée fut reprise pendant la guerre de 1940-1945 mais réalisée à l’échelle de la France. Placée sur des chars à bras, plusieurs statues blanches de la Vierge au bateau sillonnèrent les routes de notre pays meurtri.
Assise à l’avant de son bateau avec l’Enfant Jésus dans ses bras, elle a traversé les siècles, reçu l’hommage des rois et des gueux, essuyé les tempêtes des hommes, porté leurs angoisses et leur misère, et elle est toujours là, maternelle et attentive aux prières des hommes d’aujourd’hui, comme elle l’était à celles des pèlerins du Moyen Age.

D’après un texte de Pierre André Wimet</div
La Gazette des archives N°29

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18 janvier 2018