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Femme et missionnaire

Douée au plan artistique et littéraire, relationnel et spirituel, Marie de l’Incarnation nous émerveille par un parcours de vie exceptionnel, dont la ligne directrice est ce Dieu qu’elle aime éperdument.

Marie de l’Incarnation, femme et missionnaire

Qui est Marie de l’Incarnation Guyart ? Première religieuse missionnaire en Amérique du Nord et mystique exceptionnelle : pour Bossuet, « la Thérèse du Nouveau Monde », pour les Québécois, « la Mère de l’Eglise Canadienne » dont la statue orne la façade du Parlement au Québec C’est une femme remarquablement douée au plan humain et spirituel, dont la vie nous interpelle aujourd’hui, au 21ième siècle. Pour la comprendre, nous proposons deux volets : Marie de l’Incarnation, femme et missionnaire.

I. La femme

Marie Guyart naît le 28 octobre 1599, l’année même où l’on découvre le Canada. Elle est la 4ième de 7 enfants. Son père, Florent Guyart, est maître-boulanger, homme de foi, connu pour sa probité et ses dons de pacificateur, si bien que « ceux qui le connaissaient en faisaient volontiers l’arbitre de leurs différends. » (Martin, Vie, p. 4) Sa mère, Jeanne Michelet, était « issue de la noble et ancienne famille des Babou » de la Bourdaisière (id.) et comptait comme illustre ancêtre Saint François de Paule. Madame Guyart marqua profondément la fillette qui relate, « Je me souviens que notre défunte mère, lorsqu’elle était seule dans son trafic, prenait avantage de ce loisir pour faire des oraisons très affectives. Je l’entendais dans ces moments parler à Notre-Seigneur de ses enfants et de toutes ses petites nécessités… Vous ne croiriez pas combien cela a fait impression dans mon esprit. » (Dom Jamet IV, 16).

L’enfant est pieuse, avec un penchant pour les cérémonies d’Eglise et pour les pauvres, surtout après son songe de 7 ans, où elle voit Jésus venir à elle. Elle est enjouée aussi, si bien qu’à l’âge de 15 ans, lorsqu’elle dévoile à sa mère son désir de vie consacrée, Madame Guyart ne la prend pas au sérieux, pensant que sa fille aimait beaucoup trop rire et s’amuser pour devenir religieuse. Marie acquiesce et par obéissance à ses parents, consent à épouser, à l’âge de 17 ans, Claude Martin, maître-ouvrier en soie. Le couple est heureux. Marie, à 19 ans, donne naissance à un fils, Claude.

La piété de Marie se développe et devient communicative : Elle s’occupe de la formation chrétienne des ouvriers et apprentis qui travaillent à l’entreprise familiale. Cependant, son bonheur est de courte durée : son fils n’a que six mois lorsque Claude meurt à une époque difficile pour la ville de Tours, boycottée par les marchands de Lyon, jaloux de la concurrence des artisans en soie.

Marie fait face avec courage à un commerce en faillite, criblé de dettes. Elle arrive à payer les procès intentés contre elle et à dédommager tous les créanciers en vendant l’outillage et le stock des marchandises. A l’âge de 21 ans, c’est en se rendant à ses affaires, un 24 mars 1620, qu’elle est subitement arrêtée par une vision du Sang du Christ, qui la marque pour la vie et la transforme, de son propre aveu « en une nouvelle créature ».

Marie de l’Incarnation, femme et missionnaire

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