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Déboires et espoirs à Tours

Au fil des jours, les joies et les peines de Marie Guyart nous rejoignent dans notre vie quotidienne. Suivons-la pendant ses années à Tours.

Déboires et espoirs de Marie de l’Incarnation à Tours

Pourquoi parler des déboires et des espoirs de Marie de l’Incarnation aujourd’hui ? A lire le récit de sa vie et l’accent que des biographes mettent sur sa vie mystique, nous risquons de la placer haut dans les nuages et d’oublier qu’elle a vécu sous bien des aspects une vie très semblable à la nôtre, avec ses problèmes, ses incertitudes, mais aussi sa foi et son espérance en Dieu. Il est vrai que Marie de l’Incarnation est un géant de la spiritualité et que nous sommes bien petits en comparaison, mais ses attitudes fondamentales peuvent nous aider et nous encourager. Nous allons donc envisager quelques événements de sa vie qui nous apportent une lumière sur notre manière de vivre l’Evangile. En cette première partie, nous la suivrons dans quelques faits depuis son enfance jusqu’à son départ pour le Canada.

Petits larcins, « pour bien faire »…
Marie est une enfant enjouée, pieuse, au grand cœur. Touchée par la misère de nombreuses familles, elle va dérober – et dans une boulangerie il y a de quoi, « tout ce que je pouvais », disait-elle. Elle parle même de « grands excès », mais elle « pensait bien faire ». Cela suppose que ses parents ont dû plusieurs fois intervenir pour calmer et corriger son zèle intempestif.

Un accident
Un jour, allant apporter du pain aux pauvres, la voilà victime d’un accident : le timon d’une charrette l’accroche, la soulève, et la laisse tomber précipitamment sur le sol pierreux. Les ouvriers sont terrifiés, la croyant morte. Mais Marie se relève indemne ; elle croit que c’est en en raison de son amour pour les pauvres que le Seigneur l’a protégée.

Crise d’adolescence
Adolescente, Marie est d’un bon tempérament. Elle avoue : « Le bien que je voyais, je le faisais, même sans me faire violence, parce que la douceur de cet attrait m’était incomparablement plus suave que tout ce que je voyais. » Donc, Marie a déjà une vie de foi personnelle et parvient, jeune adolescente, à se dégager de tout ce qu’elle voyait, du regard des autres et du « qu’en dira-t-on » dès qu’il s’agissait d’agir pour le bien… pas toujours, cependant, car elle avoue une difficulté, un blocage : aimant s’amuser, elle mêlait parfois ses jeux à la piété, le rire à la prière, jusqu’à l’âge de 16 ans, un âge avancé pour jouer avec des choses sérieuses. Elle en ressentait un reproche intérieur, mais n’arrivait pas à s’en accuser en confession : « Je n’osais, j’avais honte. Je disais en moi-même que je ne croyais pas avoir jamais offensé Dieu en cette matière… c’était la seule chose sur laquelle je raisonnais si je le ferais ou ne le ferais pas et je concluais plus d’un an de suite, (jusqu’à l’âge de 17 ans ?) qu’il n’était pas nécessaire de confesser des jeux d’enfants, et ainsi, je retardais ses plus grandes miséricordes ». Ce trait nous intéresse, car il révèle Marie en proie à de vrais sentiments d’adolescence : inquiétude, tergiversations, crainte devant l’opinion d’autrui, sentiments de culpabilité.

Ouverture à la Parole de Dieu
Elle se plaisait dans la vie liturgique, dans les manifestations religieuses, comme les processions et les pèlerinages. Elle aimait entendre la Parole de Dieu et les prédications. Elle avoue qu’elle n’y comprenait pas grand choses, mais qu’elle retenait bien les histoires qu’elle racontait ensuite chez elle, à qui voulait bien l’entendre. Elle avoue que « je ne trouvai rien de plus grand que d’annoncer la parole de Dieu ». Elle veut partager avec d’autres, être témoin de sa foi.

Déboires et espoirs à Tours

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