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De Yann Moix


Par Yann Moix


"Mort et vie d’Edith Stein"
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Grasset - 2007

“Thérèse, la bénie de la Croix, tel est le nom d’une femme qui a débuté son chemin spirituel avec la conviction que n’existe absolument aucun Dieu. » Jean-Paul II
Ce livre raconte l’histoire de celle qu’on a tour à tour nommée Edith dans sa famille, Fraulein Edith Stein au Lycée, Doktor Edith Stein à l’Université, Sœur Thérèse au Carmel, matricule 44 O74 à Auschwitz, et sainte Thérèse Bénédicte de la Croix au ciel.
Madame Augusta Stein, « vraie mère juive », surveille de près l’éducation de ses enfants qui rechignent à pratiquer : ils ont la foi molle. Edith cherche à échapper à l’atmosphère lourde de la maison et part à Göttingen entreprendre des études de philosophie. Brillante étudiante, elle est vite remarquée par Husserl, le fondateur de la phénoménologie. La question qui l’obsède, dès cette époque, est : comment être soi ? Un autre de ses professeurs, Max Scheler, la fascine. Elle prépare, près de lui, sa thèse de doctorat. La mort d’un ami, tué au front, l’attitude d’Anna, la femme de cet ami, sont les brèches par lesquelles le Christ va se révéler au plus intime d’elle-même :
« C’a été ça, ma première rencontre avec la Croix : cette force divine qu’elle donne à ceux qui la portent. C’est la première fois que l’Eglise, née de la Passion du Christ et victorieuse de la mort, m’apparut de façon visible. C’est là, à cet instant précis, que mon incrédulité a cédé, que mon judaïsme a pâli à mes yeux, et que le soleil du Christ a commencé de se lever dans mon cœur. »
 
Baptisée en 1922, elle fait profession au Carmel en 1938.
L’antisémitisme se déchaîne, elle offre sa vie pour son peuple.
« C’était la veille du premier vendredi du mois d’Avril et, en cette année sainte 1933. Je parlais avec le Sauveur et lui dis que je savais que c’était sa Croix dont était maintenant chargé le peuple juif. La plupart ne le comprendraient pas ; mais ceux qui le comprendraient devaient la prendre sur eux de plein gré au nom de tous. Je voulais le faire, il devait seulement me monter comment. Lorsque le temps de la prière toucha à sa fin, j’avais la certitude intérieure d’avoir été exaucée. Mais en quoi devait consister ce portement de Croix, je ne le savais pas encore. »
Edith est béatifiée le 1er Mai 1987 et canonisée le 11 Octobre 1998. « Juive, philosophe, religieuse et martyre, unie au Christ crucifié, dit Jean-Paul II, elle a donné sa vie pour la vraie paix et pour le peuple. Dans les camps d’extermination, elle est morte en fille d’Israël, pour la sanctification du Nom. »
Le récit peu banal d’une destinée hors du commun, les nombreux fragments cités laissent entrevoir la puissance de la grâce qui traverse le mal. Edith reste jusque dans la mort liée à son peuple. Chrétienne, elle est exterminée en tant que martyre juive.
 
« Il ne sera pas dit qu’une chrétienne n’aura pas retrouvé ses racines en eux, auprès d’eux, avec eux. Il ne sera pas dit qu’une chrétienne n’aura pas souffert avec eux, auprès d’eux… Il ne sera pas dit qu’une chrétienne ne sera pas morte aussi avec eux et pour eux. »

Eté 2008

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