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De Simone Veil


Par Simone Veil


"Une vie"
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Stock- 2007

Simone Veil

Simone Veil accepte de se raconter à la première personne. Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée, en France et à l’étranger. Son autobiographie est attendue depuis longtemps. Elle se montre telle qu’elle est : libre, véhémente, sereine.

Libre dans ses jugements sur les situations et les événements.
A 27 ans, mariée, mère de 3 enfants, elle entre comme stagiaire au Parquet et se prépare à devenir magistrat. Affectée en 1957 à la Direction de l’Administration pénitentiaire, elle découvre avec horreur les conditions matérielles de détention qu’elle qualifie de scandaleuses et déploie beaucoup d’énergie pour les améliorer.
Elle reconnaît dans les événements de Mai 68 le besoin de faire bouger la société française ‘figée’ dans ses habitudes.
Libre à l’égard des hommes politiques qu’elle côtoie comme à l’égard des partis.
Elle voit partir de Gaulle sans regret, et ne cache pas sa sympathie à l’égard de Pompidou. Sous la Présidence de Giscard d’Estaing, elle est appelée au gouvernement, devenant ministre de la Santé, par Jacques Chirac. Elle reconnaît ses qualités, mais sait aussi lui résister.

Véhémente.
Le grand combat : la loi sur la libéralisation de l’IVG. Le texte de présentation de la loi (joint en annexe) mérite d’être lu. En femme, Simone Veil défend la vie considérée comme valeur suprême, reconnaît que l’avortement est « un échec, quand il n’est pas un drame ». La loi n’a pour but que de secourir des femmes en détresse.
Le chapitre sur la « Lumière des Justes » ne laissera aucun lecteur indifférent.
Citoyenne de l’Europe, Présidente du Parlement européen, Madame Veil travaille à la construction d’une Europe libre, ouverte, solidaire. Les problèmes de la santé et du travail lui tiennent toujours à cœur. Elle sait résister aux pressions françaises trop liées aux intérêts nationaux. Elle reconnaît qu’elle a souvent dû accepter des compromis, mais une seule fois une compromission, (acceptation de la présence de Robert Hersant au parlement européen.)
« La politique me passionne, dit-elle, mais dès qu’elle devient politicienne, elle cesse de m’intéresser ».

Avec sérénité, sans aucune amertume, Simone Veil raconte un demi siècle de vie politique, une page d’histoire remplie d’aléas, de combats, de progrès, une page habitée d’une invincible espérance en l’homme.
« Pour nous qui demeurons hantés par le souvenir de nos proches, disparus en fumée, demeurés sans sépulture, pour tous ceux qui veulent un monde meilleur, plus juste et plus fraternel, débarrassé du poison de l’anti sémitisme, du racisme et de la haine, ces murs résonneront désormais et à jamais de l’écho de nos voix, vous les Justes de France qui nous donnez des raisons d’espérer ». (Discours du 18 janvier 2007, à l’occasion de la cérémonie du Panthéon en hommage aux Justes de France.)

Eté 2009

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