Bouton Menu Mobiles

Accueil > Agir > Lire ensemble > D’André Comte-Sponville

D’André Comte-Sponville

Le goût de vivre

 

Le goût de vivre
et cent autres propos

André Comte-Sponville

Editions Albin Michel 2010

 

 

« J’ai trop aimé, trop admiré, trop envié Alain pour n’être pas tenté, lorsqu’on me le demande, d’écrire dans les journaux. C’est ma façon de rendre hommage à l’auteur des “Propos d’un Normand” . J’étais destiné à devenir journaliste, écrivait Alain, et à relever l’entrefilet au niveau de la métaphysique. Par cette volonté de s’adresser à tous, sans préparation, sans précaution et dans la langue commune, Alain montre combien il est philosophe. » Parlant d’Alain, le maître bien aimé, André Comte-Sponville se décrit lui-même.

Comte-Sponville écrit des articles pour divers journaux et revues : Impact Médecins Hebdo, Psychologies Magazine, Le Monde des Religions, le Nouvel Observateur et bien d’autres. Les sujets sont des plus variés, ils sont dictés à l’auteur par le rédacteur du journal ou par l’actualité. Ils naissent de la vie et parlent de la vie ; la vie quotidienne, la vie d’un chacun. Ils n’imposent rien, ne contraignent personne, ils « proposent » une manière de voir, une réflexion sur la politesse, l’humanité, la barbarie enfantine et maints autres sujets qui ne manquent pas de retenir le lecteur. Cherchez-vous à différencier l’envie de la jalousie, à situer la sagesse par rapport à la philosophie, à découvrir la morale du capitalisme (y en a-t-il une ?), à définir « l’exception » d’euthanasie, vous interrogez-vous sur le retour du religieux ou sur l’impact de Jean-Paul II, ouvrez ‘Le goût de vivre’, il vous aidera à motiver quelques-unes de vos propres positions.

Se disant matérialiste, rationaliste et humaniste, André Comte Sponville ne se départit jamais d’une certaine sérénité face aux événements, fussent-ils effroyables comme celui du 11 septembre 2001. Il a choisi de goûter la vie, avec ses plaisirs sans occulter ses épreuves. Imprégné de culture chrétienne, il se dit volontiers athée, ce qui ne l’empêche pas de trouver dans les Evangiles qu’il cite souvent des repères pour la pensée comme pour l’action.

Comme tout un chacun, il est en quête du bonheur qu’il trouve dans la beauté, dans la musique, dans l’amour surtout. Le questionnement sur la vérité sourd à chaque page du livre. Jugez-en par ces quelques lignes :

« La beauté est un plaisir : plaisir des yeux ou de l’ouïe, et l’une des seules façons, avec l’imagination, de jouir à distance. C’est pourquoi la beauté est bonne. C’est pourquoi elle est irremplaçable… Si nous aimons la vue plus que tout le reste, expliquait Aristote, c’est parce qu’elle est, de tous nos sens, celui qui nous fait acquérir le plus de connaissances différentes. C’est notre façon d’aimer la vérité, ou d’en jouir. La vue nous ouvre au monde. Elle est comme le monde même, dans son ouverture. Nous appelons ‘beauté’ le plaisir que nous y prenons, sans avoir besoin pour cela de posséder ce dont nous jouissons, de le consommer, ni même d’y toucher. C’est comme une vérité joyeuse ou agréable. Comme un sourire du réel. Comme une « promesse de bonheur », disait Stendhal, et bonheur déjà par cette promesse … »
Le goût de vivre


Marie-Bruno
Juillet 2011

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?

Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.