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Chemin de réconciliation

Angèle Merici et Marie de l’Incarnation

Leur chemin de réconciliation

Quand on contemple les Chutes de Niagara, cette masse d’eau invraisemblable qui tombe avec force et sans discontinuer d’un sommet rocheux jusqu’à 200 mètres plus bas, on se sent très petit et vulnérable. De même, lorsqu’on se trouve subitement devant un grand personnage qui en impose par sa valeur intellectuelle ou morale, on se sent très petit. Mais lorsqu’il s’agit de se trouver devant Dieu !

Un jour ou l’autre, chacun de nous se pose la question : « Qui suis-je ? » « Qu’est-ce que je fais ici en ce 21ième siècle ? » « Que sont les autres pour moi ? » « Qui est Dieu pour moi ? » Et devant ces questions qui parfois donnent le vertige, on n’en sort pas toujours serein, parce qu’on mesure la distance énorme qu’il y a entre ce que l’on devrait être et faire, et ce que l’on est réellement.

Angèle a eu une conscience douloureuse de son être de pécheur (cf. Règle 5, 16-34). Ce sentiment très vif de son indignité la pousse à ne pas la cacher dans ses relations avec les autres. Elle commence ses « Avis » et son « Testament » par les mots, « Sœur Angèle, indigne servante de Jésus-Christ ». Aux Matrones, elle dira,

IL lui a plu dans sa bonté infinie de se servir de moi comme de son instrument pour son œuvre, une œuvre si grande, quoique je fusse de moi-même une servante très insuffisante et inutile. Dans sa bonté habituelle, Il m’a aussi accordé la grâce de pouvoir les gouverner selon sa volonté et pourvoir à leurs nécessités et à leurs besoins, surtout en tout ce qui contribue à les diriger et à les maintenir dans l’état de vie auquel elles ont été élues. (Test Prol 6-9).

Ce texte nous éclaire sur plusieurs de ses attitudes intérieures : Angèle se considère comme servante, comme indigne, oui, mais en même temps elle chante son action de grâce de ce que le Seigneur lui fait confiance. C’est Lui qui a demandé à Angèle d’accomplir cette œuvre. C’est Lui qui a choisi toutes les personnes dont elle était entourée, avec Lui qu’elle collaborait. Nous voici devant le secret de la réconciliation : l’amour de Celui qui non seulement nous pardonne, mais qui nous relève face aux autres, (comme dans la Parabole du Fils Prodigue, relevé face à son frère et aux serviteurs), qui nous confie un travail à accomplir (remise de l’anneau, symbole du pouvoir), et qui nous restitue dans la joie (le festin, la musique).

A la suite d’Angèle, nous verrons comme Marie de l’Incarnation a vécu cette réconciliation avec elle-même, avec son travail, avec le changement, avec les autres et avec son Dieu.

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