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Bouleversante fragilité

La fragilité d’où naît la rencontre

Rencontre Présentée par Béatrice Soltner
Avec l’amabilité de la radio RCF : HALTE SPIRITUELLE, L’INTÉGRALE du SAMEDI 27 AOÛT À 23H00
Nous vous proposons l’écoute des 55 minutes de l’interview.
Sa découverte des communautés de l’Arche a été décisive pour le Père Christian Salenson. Elle a fait naître en lui une profonde réflexion sur la rencontre et l’altérité, réflexion qu’il livre dans son ouvrage "Bouleversante fragilité".
La philosophie de L’Arche c’est de "vivre avec" les personnes ayant un handicap plutôt que de "faire pour" elles. Or, comme le dit Christian Salenson "pour qu’une rencontre soit vraie il faut qu’il y ait parité : sitôt qu’il y a rapport hiérarchique, stratégie ou enjeux, on est dans la relation et pas dans la rencontre".

Qu’est-ce qui fait qu’une rencontre est décisive ? Selon le point de vue du Père Christian Salenson, les communautés de L’Arche sont la parabole vivante de ce qu’est la rencontre.
Le prêtre fait de la rencontre un lieu décisif : décisif pour la vie, décisif pour la rencontre avec Dieu. "On vient au monde parce qu’un homme et une femme se sont rencontrés, on ne grandit que protégés par d’autres... La vie est un tissu de rencontres qui entremêle des regards, des gestes et des paroles."
"Je ne peux plus, absolument plus, avoir bétonné mon identité chrétienne alors que cette identité chrétienne est relationnelle, avec les autres croyants."


"Aujourd’hui on dit qu’il faut préserver son identité : on n’a jamais grandi comme ça !" s’insurge le prêtre. "C’est la différence, l’altérité qui nous fait advenir à ce que nous sommes." S’il est vrai que fondamentalement l’être humain grandit quand il se risque dans la rencontre avec l’autre, alors en va-t-il de même dans la rencontre entre homme et femme ou entre croyants de différentes religions.
Devenir un Je au contact d’un Tu : le lieu de la vraie rencontre est notre vulnérabilité.
C’est tout le paradoxe de la rencontre, l’autre sans cesse me déloge et me dérange mais en même temps il me construit
Celui que le P. Christian Salenson tient pour le plus grand philosophe juif, Martin Buber (1878-1965), a cette phrase admirable : "Quand un homme et une femme s’aiment, le souffle des collines éternelles les enveloppe".
Le souffle, c’est celui de la transcendance, ce qui s’immisce dans l’altérité, ce que fait surgir la différence. "Quand Dieu crée Adam et Ève, il ne crée par un homme et une femme mais un mâle et une femelle.
Quand eux se reconnaissent l’un l’autre et se parlent, alors ils deviennent un homme et une femme : en se risquant dans une parole avec l’autre" : ce que retient Christian Salenson du mythe de la création.

• Christian Salenson est prêtre du diocèse de Nîmes, théologien

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