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Angèle, notre modèle

Angèle, notre modèle

Angèle a eu notre âge. Elle a connu, comme nous, beaucoup de joies et beaucoup de peines. Mais elle a vécu cela dans la prière, et dans le souci constant des autres. Elle a même fondé les Ursulines pour qu’elles puissent vivre comme elle, dans la prière et dans le souci des autres, c’est-à-dire, dans un esprit apostolique. Nous allons voir ensemble comment elle a vécu cela et en quoi elle est notre modèle.

Angèle, notre modèle par sa vie

A la maison

Angèle n’a pas seulement prié à genoux dans une Eglise. Elle nous montre que nous pouvons prier souvent et partout. D’abord elle a appris à prier lorsque son papa le soir réunissait toute la famille et leur lisait la vie des saints. Angèle trouvait si beau la manière dont les saints ont vécu, qu’elle a voulu les imiter. C’est alors qu’elle a commencé à prier. Même toute petite - elle avait alors 5 ou 6 ans - elle sentait bien que pour bien prier, on devait trouver un coin tranquille pour parler avec Dieu. Et c’est ce qu’elle faisait. Elle sentait aussi que Dieu lui demandait de petits sacrifices. Elle les faisait, selon son âge. Donc, Angèle a commencé à prier à la maison. Elle se sentait heureuse quand elle se tournait vers Dieu.

Au travail, dans la nature

Nous savons qu’Angèle a eu des grâces très spéciales de la part du Seigneur, quand elle était jeune. Et ces grâces, elle ne les a pas reçues à l’Eglise, mais pendant qu’elle travaillait dans les champs. Elle devait avoir 13-14 ans lorsque sa sœur aînée tomba gravement malade et mourut. Voilà Angèle très inquiète. Sa sœur, qui était assez turbulente et négligente, qu’était-elle devenue ? Etait-elle allée au Paradis ? Cette question inquiétait beaucoup Angèle.

Etant inquiète, elle se mit à prier, et sa prière, elle la continuait, pendant qu’on l’envoyait travailler dans les champs, à Machetto, car son papa avait du bétail et cultivait des champs. Elle aimait prier dans la nature, car elle est si belle, qu’elle nous fait penser à Dieu : entendre le chant des oiseaux, voir le ciel tout bleu, regarder les fleurs de toutes couleurs, admirer les fruits doux et agréables qui sortent du bois des arbres, contempler les étoiles le soir, et le lever du soleil qui donne de belles couleurs aux nuages, tout cela nous porte à prier Dieu. Et c’est dans la nature, au milieu des champs, que Dieu va s’adresser à elle. Un jour, vers midi, elle voit tout-à-coup sa sœur toute rayonnante, au milieu des anges. Et sa sœur lui dit qu’elle est tellement heureuse au ciel et elle demande à Angèle de continuer à prier, à offrir des sacrifices, parce que cela plaît au Seigneur.

Plus tard, - Angèle a alors environ 21 ans. - ce sera encore au milieu de la nature, dans les champs à Brudazzo, que Dieu va de nouveau intervenir. C’était au temps de la moisson. Sur l’heure de midi, pendant que ses compagnes faisaient la sieste et se reposaient, Angèle avait l’habitude de se retirer à part, sous des arbres, pour prier, car elle sentait le besoin de parler à Dieu. Voilà qu’un jour, de nouveau elle revoit sa sœur, accompagnée d’une foule de jeunes filles et d’anges. Et sa sœur lui dit que Dieu va se servir d’elle pour fonder à Brescia une nouvelle « Compagnie de Vierges », et que cette Compagnie allait grandir et s’étendre au loin. De nouveau, Dieu avait choisi le moment où Angèle priait en pleine nature pour lui faire comprendre ce qu’Il voulait d’elle.

A l’église

Mais Angèle aimait aussi prier à l’Eglise, et spécialement pendant la Messe. Elle aimait communier, aller se confesser à l’Eglise. Lorsqu’elle avait environ 18 ans, ses parents sont eux aussi tombés gravement malades et son morts. Voilà Angèle toute seule. Ses grands frères (elle en avait trois) étaient déjà partis dans d’autres villages chercher du travail. Elle ne pouvait pas rester toute seule à la maison. C’était trop dangereux. Alors un oncle, la fit venir chez lui, dans une petite ville qui s’appelait Salò.

Tout change pour Angèle. Elle n’a plus ses parents, elle n’a plus ses grands frères auprès d’elle. Elle se trouve dans une grande et belle maison, car son oncle était notaire et riche. Là il y avait souvent des fêtes, de grands banquets. Angèle n’était pas habituée à cela et ne voulait pas de ce genre de vie facile. D’ailleurs elle dit elle-même qu’elle choisit de passer son temps, non à s’amuser, mais à travailler : faire la lessive, aller chercher l’eau à la fontaine, faire le pain, préparer la farine. Surtout, elle sentait que Dieu était son refuge. Donc, habitant non loin de l’Eglise, elle se mit à aller souvent à la Messe, à vouloir communier. Les gens trouvaient cela étrange. Angèle ne faisait pas comme les autres. Les uns la critiquaient, les autres s’en moquaient. Alors Angèle prit une grande résolution : elle décida d’appartenir à un groupement pour laïcs, qu’on appelait le Tiers-Ordre de Saint-François. Là, on s’engageait à vivre pauvrement, comme Saint-François, à prier souvent, à communier plus souvent, même si ce n’était pas l’habitude chez les autres, à aller se confesser plus souvent. Donc, Angèle va choisir une vie où elle pourra plus facilement, sans les gens n’aient plus rien à redire, assister à la Messe, recevoir Jésus dans l’Eucharistie, lui demander pardon pour ses fautes.

En pèlerinage

Un autre genre de prière qu’Angèle aimait beaucoup, c’était de prier avec les autres dans des pèlerinages. Elle aimait se trouver dans une foule qui chante, qui prie tout haut, qui partage, qui fait l’effort d’une longue marche, d’un voyage fatigant. Elle aimait se recueillir dans des sanctuaires, où l’on prie avec ferveur. Quand elle est arrivée à Brescia, elle a passé environ un jour sur 20 en pèlerinage. D’abord à Mantoue, à 60 kilomètres de Brescia, pour prier sur le tombeau d’une sainte, qui s’appelait Hosanna ; Angèle l’aimait beaucoup, parce qu’elle lui ressemblait : elle ne s’était pas mariée, n’est pas entrée au couvent, mais passait ses journées à prier et à aider les autres. Elle avait un grand amour pour Jésus-Christ, et aussi pour les enfants, car on lui a demandé d’éduquer les enfants du chef de la ville.

Angèle est partie en Terre Sainte, parce que là se trouvait le pays où Jésus avait vécu, et les souvenirs des endroits où Il avait enseigné, fait des miracles, où Il a donné sa vie pour nous, où Il s’est montré ressuscité. Angèle est allée aussi deux fois à Varallo, à 250 kilomètres de Brescia. Il fallait toute une semaine pour y arriver. Et là, sur la montagne, il y avait quantité de petites chapelles, où l’on pouvait voir des statues qui représentaient les différents événements de la vie du Christ et de la Sainte Vierge. On voyait par exemple, l’Annonciation, la Nativité, l’Adoration des Mages, Jésus au Temple, Jésus faisant des miracles et enseignant, Jésus instituant l’Eucharistie, puis les différentes scènes de la Passion ; Angèle aimait Varallo, parce que là elle pouvait prier et se souvenir des scènes de l’Evangile, de tout ce que Jésus a vécu pendant 33 ans, par amour pour nous. Angèle est partie en pèlerinage à Rome, parce que c’était l’année du grand Jubilé, l’Année Sainte comme maintenant. Donc, Angèle aimait le pèlerinages, qui l’aidaient à vivre plus près du Christ et des saints.


Par l’amour de l’Ecriture Sainte

Une autre forme de prière qu’Angèle affectionnait beaucoup, c’était de lire, et de prier un texte de Psaume ou d’Evangile. Elle aimait l’Office où on chante les Psaumes, elle connaissait si bien l’Evangile et les autres livres de l’Ecriture Sainte, que même des prêtres et des professeurs venaient lui demander des explications. Elle avait si bien prié l’Evangile qu’elle pouvait en parler pendant toute une heure, et les gens en l’écoutant sentaient leur cœur changer et devenir meilleur.

Donc Angèle savait prier à la maison, dans la nature, en travaillant, à l’Eglise, en allant souvent à la Messe, en recevant l’Eucharistie et en se confessant, et prier avec d’autres en pèlerinage, ou prier l’Office et l’Evangile. Tout cela, nous pouvons le faire aussi, chacune de nous, là où nous sommes.

Sainte Angèle, une vraie apôtre

Sainte Angèle est aussi pour nous un modèle d’apôtre. Ce qu’elle a fait, nous sommes appelées à le faire à notre manière, à notre mesure.

Elle montrait à chaque personne la tendresse de Dieu, par sa bonté, sa douceur, sa gentillesse, son respect de chaque personne. Même les grands pécheurs, elle les accueillait. Et plus ils étaient mauvais, plus elle leur montrait de la bonté et de la compréhension pour essayer de les gagner à Dieu.
Elle disait qu’elle donnerait bien sa vie pour convertir les pécheurs. Si elle n’arrivait pas à les convertir, elle essayait au moins de les persuader de faire un petit pas vers le bien.

Elle rayonnait de joie et voulait que ses filles soient très joyeuses aussi.

Elle écoutait ceux qui venaient la voir. Après son arrivée à Brescia, sa chambre était de plus en plus remplie de personnes qui venaient lui parler de leurs soucis ; c’étaient des pauvres, des riches, des marchands, des ouvriers, des théologiens, des petites servantes. Chacun était accueilli. Elle promettait de prier pour eux, car on savait que c’était une grande priante, et qu’elle obtenait beaucoup de Dieu.

Elle consolait tous ceux qui venaient à elle dans leurs difficultés : les petites ouvrières et servantes qui travaillaient pour des patrons trop exigeants et pas toujours respectueux de leur personne ; les jeunes femmes obligées par leurs parents de se marier avec des hommes qui avaient l’âge de leur grand-père et qui ne comprenaient rien au cœur d’une jeune femme ; celles qui étaient mariés avec des maris brutaux, querelleurs, ivrognes, infidèles et qui avaient beaucoup à souffrir ; les jeunes qui avaient une vraie vocation et que les parents obligeaient de se marier ; les jeunes, comme Antonio Romano, marchand de tissu, qui commençait seulement à s’établir à Brescia ; les réfugiés comme Agostino Gallo, qui fuyait avec sa femme et ses trois enfants devant l’armée cruelle de Charles Quint qui avançait sur Brescia. Angèle réussit tellement à les encourager, qu’ils ne pouvaient plus se passer d’elle et l’invitèrent à venir loger chez eux.

Elle conseillait chacun selon ses possibilités. Parfois on venait lui demander comment bien utiliser son argent, en bon chrétien. Parfois on lui demandait des conseils pour bien se marier. Des parents venaient aussi lui demander conseil quand il s’agissait de bien marier leur fils ou leur fille. Des jeunes venaient lui demander conseil, quand ils sentaient naître en eux une vocation, et ils se demandaient comment y répondre, pour donner leur vie au Seigneur.

Elle mettait la paix autour d’elle. Elle avait un don particulier pour remettre ensemble des gens qui ne s’entendaient plus : maris et femmes, parents et enfants, patrons et ouvriers. Elle a même réussi à réconcilier deux guerriers qui voulaient se battre à mort. Personne, même le gouverneur, n’avait réussi à les calmer. En désespoir de cause, leurs femmes sont venues supplier Angèle de faire quelque chose. Angèle est allée trouver chacun personnellement, et en quelques mots, elle réussit à ce qu’ils vivent en paix l’un avec l’autre.

Elle était juste et voulait qu’on traite les autres avec justice. Si quelqu’une n’était pas payée pour son travail, Angèle voulait qu’on prenne sa défense auprès du patron. Si une autre ne recevait pas son héritage après la mort de ses parents, il fallait s’arranger avec les personnes, et si nécessaire, faire même un procès pour que justice lui soit faite. Elle est même allée trouver un grand prince, qui avait exilé un de ses serviteurs et pris tous ses biens, pour le persuader de rendre ce qu’il avait pris, et de faire revenir ce serviteur, car il n’avait plus de quoi vivre. Elle plaida si bien, que ce Prince fit tout ce qu’elle lui avait demandé. A partir de ce moment-là, on demanda souvent à Angèle le service, d’aller plaider pour les petits auprès des personnages importants.

Elle témoignait de sa vie chrétienne par son exemple. On la voyait aller communier souvent, assister à la Messe tous les jours, prier, se confesser, vivre très simplement, être charitable sans jamais critiquer les autres ni dire du mal du prochain, ni se montrer impatiente et désagréable. Elle était toujours douce et humble. Tout cela lui donnait un très grand rayonnement autour d’elle. Beaucoup de personnes ont été attirées à une vie chrétienne fervente, uniquement par son exemple.

Elle témoignait de sa foi et l’expliquait aux autres. Elle avait si bien compris l’Evangile et toute l’Ecriture Sainte, elle avait tellement lu de livres sur la foi chrétienne, qu’elle en parlait tout simplement, mais avec des mots qui touchaient les cœurs de ceux qui l’écoutaient, parce qu’ils savaient que ce qu’elle disait, elle le vivait, et que ce qu’elle vivait, elle le disait. Elle savait parfois parler toute une heure, sans notes, sur un passage de l’Evangile, tellement son cœur en était rempli. Elle n’avait pas peur de montrer son amour pour le Christ, si bien que beaucoup de personnes s’attachaient à elle comme à une vraie amie qui les aidait à mieux connaître et vivre leur foi. "Elles proclamait sa foi au Dieu très haut avec tant d’amabilité que tous s’attachaient à elle", disait un écrivain de l’époque.

Sainte Angèle et les Ursulines

Comment Sainte Angèle s’y est-elle prise pour fonder les Ursulines ? Comment a-t-elle su quelles jeunes filles avaient une vocation Ursuline ? Qu’a-t-elle fait pour les aider et les encourager ? C’est ce que nous allons voir ensemble maintenant.

Elle aidait les jeunes à se rendre compte que le Seigneur les appelait à donner toute leur vie pour lui. Nous en avons plusieurs exemples : Stefano Bertazzoli. C’était un neveu d’Angèle, un étudiant à l’université de Padoue, où il étudiait le droit. Un jour pendant les vacances, il est allé trouver Angèle, qui justement se trouvait à Salò, un peu par curiosité, un peu pour se moquer de cette tante si pieuse dont tout le monde disait tant de bien. Il était beau, et il avait mis ses plus beaux habits pour l’impressionner, elle qui s’habillait si simplement. Quand il est entré chez Angèle avec un petit air moqueur, c’est Angèle qui doucement s’est mise à se moquer de lui, de son chapeau avec une belle plume rouge, des ses habits avec des dentelles et des rubans. Puis, on comença à parler sérieusement. En écoutant Stefano, Angèle s’est rendu compte que malgré les apparences un peu légères, elle avait devant elle un jeune homme sérieux, profond, mais qui n’avait jamais eu l’occasion de réfléchir à sa vie et à ce qu’il allait faire de sa vie. Alors, petit à petit elle lui parla du Seigneur, de la joie de se donner à Lui et d’aider les autres à mieux l’aimer. Quand Stefano sortit de chez Angèle, il était transformé. Il retourna à l’Université comme étudiant, pour se préparer à devenir prêtre.

Une autre fois, elle était à Brescia, malade dans son lit. Et voilà qu’un cousin, qui travaillait à la ferme des Dominicaines avec son papa, vint lui rendre visite et probablement lui apporter quelques fruits et légumes de la ferme. Ils se mirent à bavarder ensemble ; de nouveau, Angèle le fit parler sérieusement de ce qu’il faisait, de ce qu’il voulait faire de sa vie. Puis, avec lui, elle reprit tous les événements de sa vie, en lui montrant que le Seigneur avait toujours été proche de lui, qu’Il lui parlait au cœur et Lui donnait une grande envie de l’imiter et de le suivre. Si bien que lui aussi a commencé à étudier pour devenir prêtre.

Il y a surtout les jeunes filles qui se groupaient autour d’Angèle. Elles sont venues pour demander conseil, pour être consolées, encouragées. Elles voulaient tellement aimer le Seigneur, mais la vie était difficile ! Alors Angèle les encourageait, leur disait qu’il fallait prier. Elle leur montrait aussi comment prier. Elles les invitait à faire comme elle, aller souvent à la Messe, aller Communier, aller se confesser. Elle leur expliquait le catéchisme, car on n’avait pas encore organisé les cours de catéchisme de son temps à Brescia. Surtout elle leur faisait aimer le Seigneur, Lui offrir des sacrifices, donner le bon exemple autour d’elles, être très charitables.

Peu à peu l’une après l’autre lui ont dit qu’elles sentaient que le Seigneur les appelait, mais elles ne savaient pas où ni comment : de toute façon elles ne pouvaient pas entrer dans un couvent, parce qu’elles étaient trop pauvres et que leurs parents ne pouvaient pas payer une dot, ou bien parce qu’elles devaient aider leurs parents dans leur commerce ou auprès des petits frères et petites sœurs à la maison, ou bien, tout simplement, parce qu’elles ne se sentaient pas faites pour vivre toujours cloîtrées comme les Carmélites.

En écoutant tout cela, Angèle priait et demander à Dieu de lui donner la lumière. Vous vous rappelez que sa sœur lui avait prédit qu’elle fonderait un jour à Brescia une Compagnie de Vierges, qui allait se développer très fort. Mais, Angèle attendait ; elle ne se sentait pas encore prête à commencer quelque chose de tout neuf à Brescia.

Après ses pèlerinages en Terre Sainte et à Rome, après avoir reçu la bénédiction du Pape Clément VII, et donc la confirmation de l’Eglise sur ce que Dieu voulait d’elle, Angèle s’est mise à l’œuvre : Elle commença par proposer à ces jeunes de faire un pèlerinage avec elle jusqu’à Varallo. Cela voulait dire au moins huit jours de voyage pour y arriver. Quelle belle occasion de leur parler du Seigneur, de les faire réfléchir sur le sens de la vie, de les faire prier ensemble et partager sur une parole d’Evangile ! Arrivées à Varallo, elles trouvèrent là une quantité de petites chapelles. Dans chaque chapelle il y avait en grandeur naturelle des scènes de la vie du Christ. Autrement dit, on trouvait là devant ses yeux tout l’Evangile représenté. Alors, Angèle a emmené ces jeunes filles dans chaque chapelle, leur expliquant ce que Jésus avait fait pour elles et combien elles devaient L’aimer et être reconnaissantes d’avoir été choisies par Lui.

Puis, ce fut le retour avec, de nouveau huit jours de voyage. Ces jeunes étaient revenues tellement enthousiastes, qu’elles voulaient continuer à prier ensemble, à écouter Angèle leur parler du Seigneur, et même à vivre comme elle. Alors, Angèle a trouvé un grand local pour les réunir, car elles devenaient de plus en plus nombreuses. Elle a fait peindre sur les murs des scènes de la vie du Christ et de la Sainte Vierge, pour leur rappeler l’Evangile et combien le Christ les avaient aimées, et pour les encourager à L’aimer en retour. Quand le local fut prêt, elle se mit à les former pour s’engager dans ce quelle appelait "la Compagnie de Sainte Ursule".

Pourquoi Sainte Ursule ? Parce qu’elle était le chef de tout un groupe d’autres jeunes à qui elle avait expliqué la foi, et qui désiraient comme Ursule suivre le Christ et Lui donner toute leur vie. C’était un groupe fervent, joyeux, ardent. Plus tard, elles donnèrent même leur vie au Christ par le martyre.

Peu à peu Angèle composa une Règle pour elles, une Règle toute fondée sur l’Evangile, où elle leur montre la grandeur et la beauté d’être des Epouses de Jésus-Christ. Elle leur disait combien elles devaient être reconnaissantes d’avoir été choisies par Lui, mais aussi combien elles devaient commencer avec courage à vivre pour Lui et non pour elles-mêmes, ni pour leurs amies, ni même pour leur famille. Elles les invitait à la persévérance. Et quand Angèle se rendait compte que certaines d’entre elles étaient prêtes à s’engager comme Epouses du Christ, elle les réunit toutes et en choisit 28 qui, le 25 novembre, 1535, s’engagèrent à donner toute leur vie au Christ. L’année suivante, elle en choisit 28 autres. Entre temps elle reçut l’approbation de l’Evêque pour sa nouvelle Règle. L’année suivante, encore 28 autres furent admises dans la Compagnie. Alors, Angèle convoqua une grande réunion pour qu’elles choisissent leur Mère Générale, et élisent celles qu’elles pensaient les meilleurs pour être leurs supérieures ; c’est ce qu’on appelle un chapitre général. Angèle fut choisie par toutes comme leur première Mère Générale.

A la mort d’Angèle, il y avait déjà 150 Vierges de Sainte Ursule ! sans compter celles qui étaient encore en formation. Angèle a donc trouvé beaucoup de jeunes qui désiraient se donner au Seigneur, elle les a encouragées, dirigées, formées. Et c’est comme cela que sont nées les Ursulines.

Questions pour la réflexion

Angèle, notre modèle de prière

  1. Quelles sont les différentes manières dont Angèle a prié ?
  2. Quand est-ce que je prie ? Comment est-ce que je prie ?
  3. Qu’est-ce qui m’aide à prier ?
  4. Qu’est-ce que je devrais faire pour mieux prier ? pour prier davantage ?

Angèle, notre modèle d’apôtre

  1. Angèle a été apôtre de différentes manières. Pouvez-vous les rappeler ?
  2. Comment est-ce que je peux l’imiter, moi, en étant apôtre à mon tour ?
  3. Qu’est-ce que je pourrai faire pour mieux témoigner de ma foi ? pour parler de ma foi aux autres ?

Angèle fonde les Ursulines

  1. Comment Angèle a-t-elle aidé les jeunes à se rendre compte qu’ils avaient une vocation ?
  2. Comment a-t-elle aidé les jeunes filles autour d’elle à rencontrer le Christ et à Le choisir par amour ?
  3. A votre avis, comment Angèle a-t-elle réussi à grouper ensemble un si grand nombre de jeunes pour devenir Ursulines ? (150 jeunes en 5 ans !)
Sainte Angèle, notre modèle


Soeur Marie Seynaeve

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