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Angèle, messagère de paix

Angèle, messagère de paix

 

Dans le contexte civil et religieux tourmenté de son époque, Angèle Merici frappe ses contemporains par la sérénité qui émane d’elle. Celle-ci est le reflet d’une personnalité entièrement pacifiée. La paix qui rayonne d’Angèle est, certes, un don de Dieu, mais ce don est venu informer toutes ses qualités naturelles, toute sa psychologie.

Nous envisagerons en premier lieu comment les témoins de sa vie ont vu en elle une source de paix. Cette paix, elle a voulu la laisser en héritage à ses filles dans ses Ecrits ; ce sera notre deuxième partie.


I. Angèle, source de paix

1. Paix dans sa vie personnelle

Des moments vécus intensément se sont soldés par un acquiescement paisible à l’interpellation venue de Dieu ou d’ailleurs. Nous en signalerons quatre : la vision de sa sœur, celle de l’ange des ténèbres, celle de sa mission et enfin la grâce de décision pour procéder à la fondation de la Compagnie.

Vision de sa sœur

Angèle devait avoir entre 16 et 18 ans lorsque sa sœur mourut. Une confidence faite à Antonio Romano témoigne à la fois de l’inquiétude qu’elle ressentit et de l’apaisement qui lui est venu de la part de Dieu :
D’après ce qu’elle m’a dit… elle désirait savoir si l’âme de sa sœur était montée jusqu’à la possession de la gloire éternelle et adressait au Seigneur des prières quotidiennes à ce sujet. Un jour, alors qu’elle se trouvait près de Desenzano dans un petit champ de sa propriété et qu’elle priait pour sa sœur, selon son habitude, voici que vers le milieu du jour elle vit dans les airs un cortège d’anges. Parmi ceux-ci se trouvait l’âme de sa sœur bien-aimée, toute heureuse et triomphante. Et soudain, l’armée des anges disparut (Rom 6v).

Lors du Procès de Canonisation, Giuseppe Pace, un noble de Mantoue ayant sa villa à Desenzano, témoigne que le petit champ près de Desenzano, d’après une forte tradition locale, serait celui de Machetto, à un demi-kilomètre des Grezze. Là, une chapelle qui existe encore aujourd’hui, avait été érigée en souvenir de l’évènement.

L’absence de description détaillée donne au récit relaté par Romano une sobriété qui contraste avec celui des biographes postérieurs. Il ajoute qu’Angèle fut très vivement frappée par cette apparition :
L’image de l’âme qui lui était apparue demeura dans l’esprit d’Angèle. C’est pourquoi, pensant continuellement à cette vision, elle s’appliquait avec une ardeur de plus en plus grande aux jeûnes, aux abstinences et aux prières (Rom 6v ).

Donc, nous voyons Angèle accablée d’inquiétude sur le salut éternel de sa sœur. Les Razze, ou registres communaux de Desenzano, énumèrent les amendes infligées aux habitants ; ils nous font entrevoir les petits larcins de la sœur, ses négligences, laissant les bêtes de la famille Merici courir dans les champs du voisin et l’endommager. Il faut savoir qu’à l’époque, endommager un champ était considéré comme une faute grave.

Une intervention divine rassure Angèle. Et dans cette pacification intérieure, elle trouve un nouvel élan pour sa vie de prière et de renoncement.

Vision du prince des ténèbres
Un autre incident se place vraisemblablement à Salò. Angèle devait avoir alors une vingtaine d’années et se poser des questions sur son avenir. Selon ses propres confidences à Agostino Gallo, voilà qu’un être beau et charmeur se place dans son angle de vision,
un être d’une telle beauté que personne ne pourrait le croire ni l’imaginer. Dieu eut pitié de cette âme transparente et l’illumina de telle sorte qu’elle se prosterna aussitôt la face contre terre en disant : « Va en enfer, ennemi de la croix, car je ne suis pas digne de voir un ange de Dieu ».

Ce récit de Gallo laisse deviner Angèle troublée par une apparition insolite. Déjà, elle avait eu l’expérience d’une intervention divine, mais celle-ci lui avait apporté la paix. Ici, ressentant de l’inquiétude, elle sut discerner l’action du mauvais esprit. Elle trouva la paix dans un acte d’humilité.

Vision de sa mission
Angèle revint à Desenzano, probablement vers les 23-25 ans. Attirée ni par le mariage, ni par le cloître, elle s’était revêtue de la bure des Tertiaires de Saint François, et, à l’imitation de celui-ci, elle menait une vie pauvre, laborieuse et priante. Elle devait ressentir, face à son avenir dans une voie insolite pour ses contemporains, une incertitude, voire des inquiétudes. De nouveau une intervention divine va lui donner lumière et paix : au milieu de son travail dans les champs, sa sœur lui apparaît parmi un groupe d’anges et de jeunes filles et lui révèle que Dieu a des vues précises sur elle : la fondation d’un groupe de vierges, fondation appelée à se développer à l’avenir.

Angèle, messagère de paix

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