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Abécédaire de la fraternité

Une proposition de l’enseignement catholique.
"Réenchanter l’Ecole"
et aussi nos familles et nos communautés.

L’enseignement catholique nous offre un abécédaire de la fraternité, un texte riche à méditer et à vivre.

Le pape François mais aussi de nombreux évêques et théoligiens, ainsi que d’autres penseurs et pédagogues, apportent leur éclairage sur la notion de fraternité. Des balises pour la penser autant que pour la vivre.

comme Alliance

« Dans l’alliance, le résultat final ne peut pas être attribué à quelqu’un en particulier, mais à tous en général. L’alliance est comme un puzzle où chaque pièce n’a de valeur et de signification qu’à l’intérieur de l’ensemble. L’alliance relève de la communion plutôt que du rassemblement : chacun se perd et se renforce à la fois en faisant corps avec les autres. (…) Penser le collectif sous forme d’alliance suppose de revisiter le fondement de ce qui donne de la valeur à l’action collective. (...) Comme si l’alliance était une histoire de perte et de dé-maîtrise, à la différence du contrat qui se situe plutôt du côté de la maîtrise et de la sécurité. (...) Ce qui fait tenir l’alliance, ce n’est pas ce qui a été prévu et convenu d’avance, comme dans le contrat, mais plutôt l’accueil de l’imprévu. Ce qui garantit l’alliance, ce n’est pas la coercition et la force extérieure mais plutôt l’engagement intériorisé et inconditionnel. »

` “L’économie parle de contrat plutôt que d’alliance, l’alliance va bien plus loin que le contrat : si le contrat permet de se préserver mutuellement des risques, l’alliance fait prendre des risques ensemble. Si le contrat assure l’avenir, l’alliance fait devenir créateur d’avenir. Si le contrat est de l’ordre du compromis et de la concession mutuelle, l’alliance est de l’ordre de la création et de l’engendrement réciproques.”

Elena Lasida, la fragilité en économie : chance ou menace, in la fragilité faiblesse ou richesse ?, Albin Michel, 2009.

comme joie

« L’organisation de la société répond à une logique de peur. Il est temps de retrouver la joie. » (...)

« Les deux milliards d’êtres humains qui vivent avec moins de deux dollars par jour ont des potentialités d’échange et de création de richesses 10, 20, 30 fois supérieures à ces deux dollars. Pourquoi ? Du fait de leur expérience, de leur savoir-faire, de leur imaginaire, de leur créativité. Pas besoin d’être un expert pour comprendre qu’il y a un bug tragique quand il y a un tel décalage. A l’autre bout de l’échelle, les plus riches tentent d’éponger leurs surplus en s’offrant yachts, jets privés, villas...

Keynes a cette expression étonnante : « Le problème, c’est que nous n’avons pas appris à jouir. » Com- prenez : nous n’avons pas appris la joie de vivre. Selon Spinoza, nos deux émotions majeures sont la peur et la joie. Les logiques de domination, de captation ou de destruction renvoient à la peur. Celles qui permettent d’en sortir s’organisent autour de la joie. J’estime que réintroduire la question du bonheur et de l’amour dans les relations politiques est une priorité. » Patrick Viveret, “Il faut réintroduire l’Amour en politique” par Patrice van Ersel, http://www.cles.com/debats-entretie...

Découvrez les autres lettres de l’alphabet de la fraternité. Bonne lecture !

Abécédaire de la fraternité


Décembre 2016

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