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1° appel

Le premier appel de Marie de l’Incarnation

Conférence de Soeur Marie Seynaeve, osu

Nous nous mettons en prière avec Marie de l’Incarnation, non pour la substituer au Christ, ni pour en faire un paravent devant le Christ, mais au contraire, pour nous laisser conduire au Christ par son expérience spirituelle. Comme Angèle, dont elle explicite et approfondit l’enseignement à son insu, Marie est un don de Dieu offert à l’Eglise et particulièrement aux Ursulines, à cette petite portion d’Eglise que nous formons. Marie a donc un message pour nous aujourd’hui. Ce message est unique pour chacune d’entre nous, car chacune a sa manière unique et irremplaçable de vivre le charisme de la vie ursuline, dans le contexte qui est le sien.

Au début de la relation autobiographique de 1654, Marie nous livre très simplement la première emprise de Dieu dans sa vie. En découvrant la merveilleuse histoire de Marie, nous serons amenées, nous aussi, à prendre plus vivement conscience de l’histoire de Dieu dans notre vie, une histoire tissée par l’amour de « Celui qui nous a aimées le premier », « Celui qui nous aime toutes ensemble » et chacune de nous individuellement, personnellement, d’une manière unique et irremplaçable. Ecoutons Marie raconter cette première expérience :

Dès mon enfance, la divine Majesté voulant mettre des dispositions dans mon âme pour la rendre son temple et le réceptacle de ses miséricordieuses faveurs… » (Editions Oury, p. 19)

Dès mon enfance… On pense à certaines paroles bibliques : « Dès le sein de ma mère, tu m’as appelé… ». Aujourd’hui, cette vérité est évidente pour chacune d’entre nous. En nous donnant la vie, Dieu avait déjà son projet d’amour sur nos vies : « Je t’ai aimée d’un amour éternel… »

La divine Majesté voulant mettre des dispositions dans mon âme pour la rendre son temple et le réceptacle de ses miséricordieuses faveurs… C’est le divin potier qui façonne son chef d’œuvre lentement, patiemment, à partir d’un peu de terre glaise. Le Temple de l’Ancienne Alliance abritait la présence de Dieu. Etre le temple de Dieu, c’est le laisser habiter en nous, pénétrer en nous. Et cela par pure miséricorde, par pur amour d’un Dieu qui se penche sue l’œuvre de ses mains que je suis…

Je n’avais qu’environ sept ans qu’une nuit, dans mon sommeil, il me semble que j’étais dans la cour d’une école champêtre avec quelqu’une de mes compagnes, où je faisais quelque action innocente. Ayant les yeux levés vers le ciel, je le vis ouvert, et Notre Seigneur Jésus-Christ, en forme humaine, en sortir et qui par l’air venait à moi, qui, en le voyant, s’écriait à ma compagne, « Ah ! Voilà Notre Seigneur, c’est à moi qu’il vient »… Mais il y avait un secret que je ne connaissais pas.
Marie Seynaeve, osu


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